
Que faire le 1er mai hormis défiler ? Aller filmer Marie Modiano et Peter Von Poehl dans leur appartement par exemple. Leurs chansons sont jolies, dehors le soleil brille et tout parait simple et facile.
Pourquoi un clip est-il plus beau qu'un autre ? Pourquoi se le repasse-t-on, et pas son voisin ? Parce que c'est une expérience visuelle inédite, quelques minutes arrachées au temps où musique et images convolent en noces fécondes appelant le replay et balayant l'usage du monde...

Belle, très belle soirée qu'a organisée le Krakatoa. Un Botibol qui grandit à toute vitesse, précédé par un épatant El Brindador, songwriter de retour à Bordeaux le temps d'un soir, voilà qui flattait les oreilles de fort belle manière.
Sans costume de superhéros ridicule, Reza prend son envol avec un disque en tous points superbes, celui d'une plume superbe qui pioche élégamment dans la pop et le folk.

Retour lumineux de Jason Pierce, vrai miraculé du rock anglais

Deux ans à peine après "La Langue", le duo parisien Arlt revient avec "Feu la figure", un deuxième album plus anguleux et électrique. L'occasion d'évoquer longuement avec Sing Sing et Eloïse Decazes ce nouveau disque enregistré en une décade prodigieuse à Montréal, le rôle du "troisième homme", le fidèle Mocke, leur inspiration accidentée et animalière, ou leur place à part dans la musique actuelle.
On oublie trop souvent qu'une certaine forme de vulgarité et de facilité mièvre n'est pas l'apanage du cinéma. La preuve avec "Postcard from 1952", le dernier clip d'Explosions in the Sky réalisé par Annie Gunn, et last but not least, Peter Simonite, rien de moins que le chef op' de Terrence Mallick sur le crotto-cosmique "Tree of Life"
L'étonnante clipographie de Father John Misty continue : après le magnifique "Hollywood Forever Cemetery Sings" (une biographie cachée de Cat Power ?), le moins magnifique "Nancy From Now On", voici le pré-cultissime "This Is Sally Hatchet".

Deux albums réédités plus sa première compilation, My Bloody Valentine fête un printemps tardif dans les grandes largeurs (inédits, faces B et versions longues) avec "Loveless" en Himalaya et "isn't Anything" en K2 (à moins que ce ne soit l'inverse ?). Considérable.
Joie ! Le capiteux "Sulk" du capital "TRST" vient d'être clippé par Robert Alfons lui-même, le maître de céans (Trust, hein ?) et Adam Beck (qu'on soupçonne d'être un porte-caméra, méchant qu'on est).
On a bêtement négligé partout (et hélas ici) le dernier album de Bodies of Water. Rattrapage illico avec l'étonnant clip de "Rise Up, Careful !".

Troisième album officieux de la chanteuse folk Karen Dalton, disparue en 1993, enregistré en 1966 sur un magnétophone avec son mari Richard Tucker, pour les répétitions d'un concert à venir. Ces sessions nous font découvrir ici un des rares enregistrements de Dalton, et nous livrent quelques perles d'interprétation.
On vous en parlait il n'y a pas longtemps, Will Oldham est retourné en studio avec Steve Albini pour enregistrer à nouveaux quelques vieux morceaux, avec à la clef un EP "Now Here's My Plan", destiné à accompagner la sortie d'un livre de Will sur Bonnie (et réciproquement) et, plus tard, à une sortie autonome. Voici donc le clip accompagnant cette relecture rythmée du classique "I See A Darkness", dirigé par Bill Berman. On peut d'ores et déjàprécommander le EP chez Domino.
Après l'excellent "Berlin", Modeselektor renoue avec les clips joués - du moins partiellement : ici une Lisbeth Salander, petit chaperon noir gothique, anime un pantin virevoltant une danse de Saint-Guy, avant qu'elle ne vire en incise animée de couleurs giclées. Pas tout à fait convaincant, mais quand même un peu étrange, "This" avec ses jouets inquiétants rappelle de très loin les admirables frères Quay qui auraient viré "Double Vie de Véronique" dans un moment d'égarement point encore fatal. Thom Yorke en coupé/collé chante/psalmodie. Plaisant.
On connaissait l'humour très particulier de Stephin Merritt, le leader des Magnetic Fields. En voici une preuve supplémentaire avec le clip de "Quick!", confié au prometteur James Spinney. Une curieuse et lunaire inconnue vivant dans une poubelle découvre son équivalent à deux pas, avant que la poubelle du monsieur ne disparaisse. Une histoire de cristallisation amoureuse en moins de 2 minutes 30, pince-sans-rire de surcroit, ça n'est pas courant. Et dont les héors plus veux deviendront peut-être les Nell et Nagg de "Fin de Partie", encore moins... A voir, quoi !

Depuis février les Boutiques Sonores ont fait peau neuve et se sont transformée en Balades Sonores. Un lieu, la Fabrique Balades Sonore a également vu le jour, pour accueillir toute la semaine les amoureux de musique indépendante.

Meccano soul-dark, l'étrange quatuor Tu Fawning revient avec "A Monument". Massif.

Moonface est le projet solo de Spencer Krug (Wolf Parade, Swan Lake). Après un premier EP, "Dreamland", paru en 2010 sur le label Jagjaguwar et un premier album "Organ Music Not Vibraphone Like I'd Hoped", dont le titre décrit assez bien ce qu'est le disque, le nouvel effort de notre soliste se fera entre amis.

Une fois de plus, la salle de l'i.Boat prenait le pari de faire venir un groupe encore peu connu en France avec Monogrenade. Une soirée qui s'est bien terminée, et a convaincu du talent déjà solide de ces Québécois.

Jocari est certainement le secret le mieux gardé du folk français : entre rêve revendiqué et une réalité bien ancrée dans la terre, ses chansons âpres finissent par creuser des sillons fertiles.

La chanteuse tunisienne nous offre une session acoustique au pied de la colonne de la Bastille. Tout un symbole...

On avait laissé Bethany Cosentino après un album charmant, "Crazy For You", qui sentait bon le soleil et les amourettes de lycéenne. La revoilà avec un très bon album d'entrée dans la vie adulte, mais avec cette mélancolie toujours prégnante.

On avait découvert Laura Gibson en France en 2009 avec "Beast of Seasons", un album de folk mélancolique et dépouillé. On l'a retrouvée en début d'année avec "La Grande", un disque plus enlevé, revisitant avec simplicité et énergie les traditions musicales américaines. Basée à Portland, très attachée à l'Oregon mais souvent sur la route, la grande et très sympathique Laura s'est posée il y a quelques semaines à Paris, et en a profité pour répondre à quelques questions.

Nouvel ep, quatre titres, en téléchargement, pour les rejetons de Diabologum et de Shellac.
Il ne pleuvait pas quand Erevan Tusk a commencé. A la fin, c'était un orage qui couvait. Le résultat de la débauche d'énergie du groupe parisien ? Peut-être. Mais prestation de très belle tenue en tout cas, d'un beau calibre pop.
Page 1 of 10, showing 25 records out of 238 total, starting on record 1, ending on 25