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Concerts

Motorama & Atom, iBoat le 07/02/2015

Il fait un froid glacial, la voiture rend presque l’âme, plan B en catastrophe : la soirée ne débute pas forcément au mieux. L’iBoat est finalement rejoint, le pont est plein, et si j’ai loupé la conférence qu’organisait Talitres, je peux descendre et rejoindre des amis au premier rang ou presque.

Atom

Les Bordelais d’ATOM ouvrent le bal. Derrière moi, il y a du monde, devant ils ne sont que quatre, formation classique au possible pour un set parfaitement maîtrisé. Je ne connaissais pas la musique du groupe, mais j’avais forcément entendu des choses sur ces quatre jeunes gens, qui semblent adorer le noir pour leurs fringues. Pas de dissonnance avec la musique donc : c’est bien fait, accrocheur comme il faut tout en restant à l’exact équilibre entre cold, new wave et rock. Le groupe est carré, ne commet aucun impair avec un set solide (juste une chanson un peu en retrait), avec quelques très beaux moments (“Easy Said”, “Extraction”, “It Will Fall”) qui flirteront même avec le post-rock pour les nappes de guitare. Du tout bon.

Motorama

Pendant le DJ Set sur le pont, il faut affronter fumée et monde, mais passé quelques mondanités, je reprends ma place au presque premier rang. Motorama arrive, malaise : où est Airin Marchenko à la basse ? Absente, la (jolie) bassiste manque au groupe, et Vladimir prend la plupart du temps sa place, en plus du chant. Malheureusement, malgré toute la grande affection que j’ai pour la troupe de Rostov-sur-Don, j’ai trouvé le concert un tantinet moins percutant qu’il y a un an. Un peu moins de fougue, un équilibre un peu bouleversé, mais surtout un son réglé d’une drôle de façon : Motorama n’est pas forcément aidé en ce soir de février. Mais ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain : le concert offrira une succession de vrais beaux moments. Forcément, avec une setlist aussi bien garnie (environ 17 titres) et des albums aussi cohérents, il y a matière à prendre du plaisir.

Motorama

Les titres issus de “Poverty” ne manquent pas de se glisser dans la setlist, avec un vrai bonheur. J’irais même jusqu’à dire que les pourtant glacés “Dispersed Energy” et “Write to Me” ont constitué les plus belles balises très cold au milieu d’éclaircies pop toujours aussi séduisantes (“Rose in the Vase”, “Alps”, “Empty Bed”, mais aussi “Corona” ou “Old” issus du dernier disque). Le plaisir vient de ces mélodies toujours aussi échevelées, de la guitare de Maksim Polivanoc, de cet enchaînement certes un peu rapide mais sans faute de goût de la part des quatre Russes. S’il ressort pour moi que Motorama, c’est un chouia mieux à cinq, il n’en reste pas moins que le groupe s’est déjà forgé un répertoire vaste et que je prends toujours plaisir à réécouter. Vivement le retour, déjà !

 

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