2009 : le bilan

14/01/2010, par la Rédaction | Bilans annuels |
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Ils sont apparus ou se sont révélés en 2009. On les suivra de près en 2010. D'ailleurs, vous devriez être en train d'écouter leurs albums, là tout de suite...

Frànçois & the Atlas Mountains (LT)

Armé d'une voix douce et d'une écriture gracile, Frànçois Marry n'est pas vraiment un musicien débutant (il a déjà derrière lui deux précédents albums), mais 2009 fut son année avec la parution chez Talitres de "Plaine inondable". Une écriture (pop ?) tout en poésie, tout en finesse, charriant les effluves de ses voyages entre Bristol et le continent africain. Le coup de cœur de la rédaction, rien de moins !

Lire la chronique de"Plaine Inondable"
Lire la chronique de "Her River Raves Recollections
"


She Keeps Bees 
(CD)

Elle n'en est pas tout à fait à son coup d'essai mais Jessica Larrabee, avec "Nests", montre un charisme impressionnant au service de chansons brutes, d'un bloc, qui font un pont entre le Dorset de PJ Harvey et le "Deep South" américain (et pourtant, She Keeps Bees vient de Brooklyn - encore !!!). Une véritable personnalité à suivre ! (A noter, également, le superbe "Cuddle Alone" interprété en compagnie de Sharon Van Etten sur la compilation "Let's Kiss and Make Up").

Lire la chronique de "Nest"
Lire la chronique de "Let's Kiss and Make up"


Soap & Skin 
(LT)

La claque de ce début d'année. Une déflagration. Mademoiselle Anja Plaschg n'a pas vingt ans et déjà une écriture habitée d'une profonde noirceur. Seule avec son piano et ses feulements d'animal sauvage, elle délivre des prestations spectaculaires où elle semble continuellement au bord de l'abîme. Sens de la mise en scène "drama" ou grande fragilité ? Qu'importe, l'Autrichienne a marqué 2009 de sa griffe. Que nous réserve-t-elle pour la suite ?

Lire la chronique de "Lovetune for Vacuum"


Le Prince Miiaou 
(LT)

Celle-là est un feu follet qui ne tient pas en place. Pas le genre à vous susurrer des comptines folk en minaudant. Maud-Elisa Mandeau a claqué la porte du groupe de son frère et s'est prise en main toute seule, sans filet. Le résultat s'entend sur "Safety First", deuxième album autoproduit d'un rock tendu, sensuel et encore fragile. Le Prince Miiaou détonne. Un talent brut à confirmer…

Lire l'Interview


Chapelier Fou 
(MC)

Louis Warynski est un grand jeune homme, qui fréquente le conservatoire (il y étudie encore), mais a chamboulé le petit monde de l'electro en deux EP magistraux, qui démontrent son habileté à mélanger les boucles synthétiques avec son violon, pour un résultat toujours surprenant, souvent captivant. Et comme il s'est montré très à son aise sur scène, déclenchant de belles réactions dans le public lorsqu'il empoignait son instrument, on se dit que l'avenir, à savoir un album en 2010, s'annonce plus que prometteur pour Chapelier Fou.

Lire la chronique du EP
Lire la chronique de "Scandale"


Josh Mease 
(VA)

C'est Clare Muldaur Manchon de Clare and the Reasons qui nous a parlé la première – en termes flatteurs – de Josh Mease, un musicien installé comme elle à Brooklyn, et qui avait joué sur leur album "The Movie". On avait profité d'un petit séjour à New York, fin 2008, pour prendre un café avec ce sympathique jeune homme, de formation jazz et d'inclination plutôt pop, qui préparait alors son premier album. Les démos écoutées sur son site étaient prometteuses, et "Wilderness", paru cette année, ne déçoit pas, avec ses chansons instruites, légères et à dominante acoustique, très finement arrangées, s'offrant parfois quelques incartades psyché ("Tall Trees"). On pense à Sondre Lerche, à Elliott Smith, à Paddy McAloon, voire aux Beatles – pas moins.

Sorti aux Etats-Unis sur le label Frogstand, l'album n'est pas distribué en France (en 2010, peut-être ?), mais on peut le commander facilement sur Amazon. Pour voir Josh Mease sur scène, en revanche, ce sera un peu plus difficile puisqu'il ne joue pour l'instant qu'aux Etats-Unis. Il aura notamment la chance d'accompagner ses amis de Clare and the Reasons (qui ont confirmé cette année leur grand talent avec leur deuxième album, "Arrow") et le mythique Van Dyke Parks pour une mini-tournée en février prochain.


Impossible Hair 
(VA)

"What Is the Story of Impossible Hair ?" est le premier album (autoproduit) d'Impossible Hair, mais les quatre membres de ce groupe de la côte Est sont loin d'être des débutants. Et ça se sent : leur disque, tout en séduisant par sa fraîcheur et son aimable absence de prétention, fait preuve d'une formidable science musicale : mélodies imparables bien que subtilement déconstruites, son parfaitement net et équilibré même dans ses crêtes noisy, sens remarquable de la dynamique et de la concision (les morceaux durent rarement plus de trois minutes, parfois beaucoup moins). "Everything in its right place", en somme. Quelque part entre une certaine classe anglaise (des premiers Beatles aux Buzzcocks, des Who sixties aux Undertones, en passant par Wire et XTC) et une tradition typiquement américaine (surf, rock garage, power pop, college rock 90's…), les Impossible Hair enchaînent des chansons d'une redoutable efficacité, avant de conclure autour d'un feu de camp par une ballade de cow-boys tirée du "Rio Bravo" de Howard Hawks. Chapeau, les gars.

Lire la chronique de "What Is the Story of Impossible Hair ?"


Megafaun 
(DL)

Ces trois ex-acolytes de Bon Iver et voisins de label de la Akron/Family débarquent en France avec un deuxième album aussi riche en americana qu'inventif dans sa forme. Les frères Cook, Brad et Phil, et leur pote Joe Westerlund s'y entendent pour tresser des harmonies vocales insensées et les plonger dans un bain mouvant d'où émergent, tour à tour, des ballades folk célestes, des expérimentations ambient ou des incursions psychédéliques. A tout le moins une synthèse subtile de Fleet Foxes et de Califone, au mieux une extraordinaire façon d'engendrer, selon le mot de Pitchfork, un nouveau langage musical, tout à fait original et indiscutablement américain. Le tout avec une grâce singulière et zéro trace de sueur. Il serait franchement déraisonnable de passer à côté d'un tel émerveillement.

Lire la chronique de "Gather Form Fly"

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