34èmes Transmusicales de Rennes - Premier jour

08/12/2012, par | Festivals |
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Me revoici donc aux Transmusicales dans cette bonne ville de Rennes. Rennes où je passai mes plus belles années en dépensant mon énergie à regarder la télé en accomplissant de brillantes études. Et ces soirées à débattre du Stade Rennais de Levi-Strauss en buvant des kros vins italiens… Que de souvenirs.

Mais Rennes, je t’ai trompée l’an passé. Oui, après 11 ans de Transmusicales sans interruption, je t’ai trompée pour cette gourgandine Strasbourg et ses parfums aguicheurs de churros et de cannelle. Mais cette fois-ci, je suis là, j’espère que tu m’ouvriras encore tes bras (de toute façon, j’ai pris mes billets).

Premier jour

Arrivé gare de Rennes, je file prendre mon pass au village et croise une bonne partie des Crâne Angels. Le Collectif Iceberg est bien présent.

Premier ratage du week-end, j’arrive au Parc Expo juste après le concert de Camera, comme je ne travaille pas à Libé, je ne peux donc parler de ce groupe berlinois. Mais étant depuis peu devenu un connard parisien, je pourrais rattraper ce plantage vu qu’ils sont à l’affiche du Mo’Fo.

Mon festival débute donc avec Team Ghost, le projet de Nicolas Fromageau (M83) et de Villeneuve. Tous vêtus de chemises noires, le quintet joue devant un visuel du groupe (dont la calligraphie fait penser à la pochette de Dead Cities de M83) un mélange de shoegaze et de classic rock teinté de légères touches électroniques. Percussions énervées, guitares en vrille, l’ensemble a beaucoup de chair.

Team ghost

La soirée continue bien avec Burning House,  le projet de Chief Xcel (Blackalicious) et d’ Hervé Salters (aka General Elektriks). C’est ici beaucoup plus groovy, rythmique funk impeccable, le duo est accompagné d’un saxo et d’une basse. En jeu de scène, Salters démontre son jeu de jambes emblématique. Les quatre essaient néanmoins en vain de faire bouger le public rennais (ils se croient où ? à Montpellier ?) en claquant leurs mains au dessus de leur tête. Peu dans le public les imitent, ayant peur de renverser leurs pintes de bière.

Les réseaux sociaux (comme ils disent chez Calvi) m’avaient alerté de ne pas rater Nick Waterhouse. Je quitte donc Burning House pour rejoindre le Calfornien. Son backing band (batterie, deux chœurs et deux saxos) lui fait une entrée à « l’américaine », Waterhouse débarquant en plein morceau, s’armant de sa guitare. Résolument ancré dans les fifties, Waterhouse égrène soigneusement son répertoire. Elégant, efficace, le show des Américains est maîtrisé.

Je suis beaucoup moins convaincu par la suite. Vu que je suis très hermétique aux DJ sets, le jeune Madeon ne me fera pas changer d’avis. Seul devant un losange reflétant un veejaying assez bien foutu, Madeon déballe ses mixes devant un parterre conquis.

Madeon

On poursuit avec le punk un peu trop convenu des Chinese Rats. Se glissant entre les Undertones et les Arctic Monkeys, ces gars de Leeds confectionnent un punk fougueux bien maîtrisé mais malheureusement un peu trop classique. Etant un vieux con ayant un peu de bouteille, j’ai un peu l’impression d’avoir entendu cent fois ces morceaux.

Netsky, qui non n’est pas un opérateur de téléphonie hollandais mais un groupe de Drum’n’bass belge, boucle la soirée du hall 4. Je n’ai jamais particulièrement adoré la drum’n’bass et donc j’écoute juste par politesse avant de rejoindre le Hall 3 pour mon concert le plus attendu de la soirée.

Les dix musiciens de Mermonte ont un peu tous les yeux braqués sur eux. Puis c’est un peu les gars du pays, c’est un peu comme quand on est invité et qu’on goûte les tomates du jardin. Les Rennais ont l’air d’ailleurs assez ému, Ghislain Fracapane assure un peu timidement la conversation avec le public, mais ils assurent leur prestation. On aurait pu croire que leur pop instrumentale très atmosphérique perde un peu le public à cette heure déjà avancée mais c’est l’inverse. Leurs mélodies prennent plus d’ampleur sur scène ; la conjonction des cordes, percussions et chœurs donnant un côté nettement plus tangible.

Mermonte

Mermonte conclut donc pour moi une appréciable première soirée.

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