> edito
accueil
> recherche
> mgmt
oracular spectacular
> quelques...
2ème partie : the...
> deus
interview
> edwyn collins
paris, le nouveau...
> throw me the...
moonbeams
> osso exotico...
s/t
> mc homeless
trapped under an ohio...
> tahiti boy...
good children go to...
> vale poher
3 x 2
> barbara carlotti
l'idéal
> grand archives
the grand archives
> vampire weekend
vampire weekend
> phoebe killdeer
interview
> quelques...
1ère partie : alan...
> newsletter
> POPdépêches
les news fraîches
> POParchives
les autres articles
> POPinterviews
les interviews
> POPmusic
sélection de mp3
> POPshop
compilation et +
> POPoldies
les "vieilleries"
> POPscene
sélection de concerts
> POPlinks
les liens
> POPforum
discutaillons
> POPblog
blog
> POPredaction
contact & play-list
> fils RSS







> pub
maison de disque, labels, distributeurs: profitez de la publicité que peut vous apporter popnews. infos
rejoignez-nous :
myspace
last.fm
twitter
facebook
|
|
ADAM
GREEN
Pour la promo de
son troisième album solo, "Jacket Full of Danger",
Adam Green reçoit les deux chroniqueurs de Popnews en fredonnant "Annie
aime les sucettes". Va-t-il jusqu'à siffloter "99
Luftballons" lorsqu'il rencontre des journalistes en Allemagne
? Mystère. Des mystères, le chanteur new-yorkais
n'en fera pas trop lors de cet entretien. Bavard, souriant et
pas langue
de bois, voici, après la nouvelle Eve, le nouvel Adam,
cru 2006.

(Guilleret) Annie
aime les soucet-tes, les sou-cettes à l'anis...
(Raclements
de gorge) En France, on te
considère à tort
ou à raison comme l'un des fondateurs du courant anti-folk...
Mmh,
c'est faux. J'ai découvert la scène anti-folk
lorsque je jouais dans le métro, mais elle existait déjà bien
avant ma naissance. Il y a
toujours eu des types à la guitare
qui jouaient leur truc dans
leur coin. Moi, j'ai découvert
la scène anti-folk, undergournd, il y a sept ans. En France,
vous connaissez les Moldy Peaches,
mais il y a d'autres très
bons groupes aujourd'hui. Certains
ont percé : Daniel Johnston,
Suzanne Vega. Même Interpol et les Yeah Yeah Yeahs ont joué dans
des soirées "open mic" organisées dans
les cafés concerts. Ce sont des bons endroits pour tester
ses nouvelles chansons : il y a
toujours des petites salles
bondées,
avec un public avide de découvertes.
Aujourd'hui,
te considères-tu toujours comme un représentant
de cette scène ?
Pas
vraiment. Avec "Friends of Mine", je suis encore
un chanteur folk. Mais quand
on dit "anti-folk", on ne
parle pas d'un son, mais d'une
façon qu'ont les artistes
de cette scène d'aller dans la direction qu'ils ont
choisie, et de faire leur route
sans se soucier des modes.
Au début,
dans les années 1980, c'est vrai qu'il y avait ce son "punk
acoustique" qui était commun à tout le monde.
Mais aujourd'hui, ça a changé. Tout n'est plus basé sur
les cafés trottoir et les scènes "open mic".
On va souvent dans les mêmes bars, mais on ne traîne
pas ensemble. On fait nos propres
concerts, maintenant... On
n'a plus besoin de se produire
dans des petits cafés. L'un
des meilleurs groupes anti-folk,
c'est Dufus, qui a un son complètement
barré, un peu comme Captain Beefheart. Jeffrey Lewis en
est un autre, mais dans un
style folk plus traditionnel.
Ou Turner Cody, ou Ish Marquez,
qui est une sorte de Bob Marley,
et Diane Cluck, qui sont géniaux. Tous sont différents.
En France, vous avez Herman Düne, qui sont très bons.
A propos
de Jeffrey Lewis, tu as
lu sa BD ? Il décrit ses
difficultés à se faire entendre, et il met en parallèle
ton succès...
Je
ne l'ai pas lue, celle-là... Il ne s'en sort pas
si mal, quand même. C'est sûr que je vends plus de
disques que lui, mais nous
jouons des musiques différentes.
Je ne pourrais pas composer
comme lui : c'est très... "Jeffrey".
Et je ne pense pas que lui
soit capable de faire ce que
je fais.
Vous êtes
amis ?
Oui,
enfin... Je l'ai fait signer
chez Rough Trade. Il peut
pas m'en vouloir tant que ça
!
Non,
il ne t'en veut pas. Un peu
jaloux, peut-être...
(Un
brin agacé) Jeffrey a l'esprit de compétition.
Je veux dire, il n'arrête pas de clamer qu'il est le meilleur
chanteur folk du monde, il
pense qu'il a plus de talent
que tout le monde. Il a du
talent, mais n'allez pas croire qu'il est modeste!
C'est
comme dans le film "Dig!". Il pense être
le pauvre Anton Newcombe du
Brian Jonestown Massacre,
et toi, tu es le vilain Courtney
Taylor des Dandy Warhols.
Ne
m'en parle pas ! Courtney
Taylor, j'aimerais ne l'avoir
jamais croisé ! C'est le type le plus dégoûtant,
le plus répugnant que j'aie jamais rencontré... "Mon
groupe est le meilleur
du monde, écoute mon album,
c'est génial", c'est ce qu'il dit partout. J'ai écouté son
dernier disque par curiosité, c'est affligeant.
Nous
sommes étonnés par la métamorphose de
ta voix sur "Jacket Full of Danger". Elle paraît
plus grave, plus solide, plus
sûre d'elle qu'avant. Que s'est-il
passé entre "Friends of Mine", "Gemstones" et
cet album ?
Oui,
c'est vrai, ma voix a changé. Je chante davantage
avec l'estomac. Un truc que
j'ai développé pendant
mes tournées. Je n'avais aucune technique, au début...
[suite]
|