Albums - Salad Boys, The Milk Carton Kids, Meg Baird

11/11/2015, par | Albums en bref |
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Salad Boys -Metalmania

Voici une jolie trouvaille de plus à mettre au crédit du label de Chicago Trouble in Mind Records (Jacco Gardner, Dick Diver, Ultimate Painting...), qui est allé débusquer cette nouvelle signature à Christchurch, Nouvelle-Zélande. Forts d'un patronyme inspiré des paroles d'un titre des Feelies, d'une expérience de backing-band pour le légendaire David Kilgour (The Clean) et de chansons qui les inscrivent dans la prestigieuse lignée des Chills ou des Bats, ces trois jeunes pousses possèdent de sérieux atouts. Leur premier long format, quoique plutôt mal nommé, prouve une fois de plus qu'en matière d'indie-pop, les Néo-Zélandais n'ont aucune leçon à recevoir de leurs cousins américains ou britanniques. Encore un essai transformé par la scène Kiwi Pop.

The Milk Carton Kids – Monterey

Deux voix, une paire de guitares acoustiques, des harmonies duveteuses et un penchant assumé pour le minimalisme. Simon & Garfunkel ou Kings of Convenience nous ont déjà fait le coup. Désormais, ce sont les Américains Milk Carton Kids qui entretiennent le mieux la tradition de ces duos folk qui tricotent paisiblement leurs chansons à la lumière d'un feu de camp. "Monterey", troisième album en date, ne varie guère de ses prédécesseurs, et c'est une bonne nouvelle. Enregistrées dans les conditions du live, ces onze vignettes aux tons sépia réaffirment la prodigieuse complémentarité qui cimente la relation artistique de Joey Ryan et Kenneth Pattengale. Sans tapage, un peu en dehors du temps, "Monterey" est un précieux rempart contre la sophistication forcenée du monde moderne.

Meg Baird – Don't Weigh Down the Light

Co-fondatrice du trio psych-folk Espers, moitié des Baird Sisters aux côtés de sa soeur Laura, membre active du "supergroupe" Heron Oblivion : Meg Baird est l'une des figures centrales du renouveau folk américain de ces dix dernières années. Avec ce troisième album solo, elle poursuit la trajectoire d'un folk progressif toujours redevable aux icônes féminines de la scène anglaise, de Sandy Denny à Shirley Collins. "Don't Weigh Down the Light" est par ailleurs marqué par une migration de Philadelphie vers San Francisco, et cela peut s'entendre dans les coloris plus chatoyants qui agrémentent certaines de ses chansons ("Stars Unwinding", "Good Directions"). Un piano discret, quelques nuances de pedal steel et la six-cordes ingénieuse de Charlie Saufley gravitent autour de Meg Baird, troublante apparition dont le timbre diaphane a conservé tout son magnétisme.

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