Albums - Melmac, Mery

25/09/2006, par Lars | Albums en bref |
  • Facebook
  • Twitter
| permalien

ALBUMS par Lars


MELMAC - Melmac
(Ronda / Musicast) - acheter ce disque

Si on devait imaginer une cour des grands du post-rock dans laquelle Tortoise mena la danse le temps de trois albums, on devra alors faire avec une arrière-cour, moins vaste mais peuplée de petits joyaux qui y brillent pour les quelques curieux qui se demandent s'ils vont franchir la grille. Justement, Melmac donne très envie de ça avec une sorte de cinéma pour l'oreille qui ne sonne pas du tout comme une B.O. à laquelle il manquerait des images. Au contraire, les images sont là et il ne tient qu'à nous de les laisser venir. Ca n'est quand-même pas rien. Et tout ça en forme de musique avec pas mal de guitare qui n'est qu'un outil de plus pour ce grand projet de distorsion du temps qui flirte largement avec l'électroacoustique et nous invite ainsi à nous perdre avec autant de bonheur dans une plage de plus de trente minutes qu'au cours des huit autres qui dépassent rarement les six minutes. Juste pour dire que Melmac ne s'embarrasse pas des formats en vigueur, pour le grand bien de cet album précieux.

 

THOMAS MERY - A Ship, Like A Ghost, Like A Cell
(Dora Dorovitch / Discograph) - [site] - acheter ce disque

Notamment guitariste et chanteur du plutôt post-rock et quasi-mythique groupe Purr, Thomas Mery revient avec un album solo acoustique néanmoins parsemé de petites touches d'électronique presque tout du long. Il ne s'agit pas là de créer une énième fusion inédite comme cela semble si souvent être le but depuis les années quatre-vingt-dix mais de rajouter une troisième voix la plus juste possible. Comme un Nick Drake qui n'aurait pas envie de violoncelle et qui ne manquerait pas de talent pour bidouiller sur son ordi. Dans le cas de Mery, cela fonctionne à merveille. Probablement parce qu'il n'en a pas tant besoin, finalement. Jetez-le sur scène avec juste une guitare et l'essentiel est déjà là. Mais évidemment, de vrais petits bouts de synthèse numérique, d'audio piraté et autres subtilités de haut vol ne gâchent rien, quand elles sont là pour pointer du doigt encore mieux l'inspiration du bonhomme, servir une voix plus qu'habitée et procurer ainsi à cet album un vrai parfum de réussite.

 

les derniers articles


»» tous les articles
»» toutes les chroniques de disque
»» tous les posts du blog
»» tous les CR de concerts et festivals