Albums - The Bird and the Bee, Von Südenfed

25/07/2007, par | Albums en bref |
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bird&beeTHE BIRD AND THE BEE - The Bird and the Bee
(Blue Note / EMI) [site] - acheter ce disque

Difficile de dire qui fait l'oiseau et qui fait l'abeille dans ce duo californien composé du compositeur, producteur et multi-instrumentiste Greg Kurstin (pointure des studios de L.A., qui a collaboré entre autres avec Beck, les Flaming Lips ou Lily Allen) et de la chanteuse Inara George, fille du regretté Lowell George, qui fut le leader d'un groupe un peu oublié des seventies, Little Feat. Leur nom correspond en tout cas très bien à leur musique, légère et ensoleillée, bande-son idéale d'un été oisif mais pas totalement abruti. Le psychédélisme cool et le tropicalisme font partie des inspirations revendiquées, mais on pense aussi, d'un morceau à l'autre, à Au Revoir Simone (le refrain catchy de "I Hate Camera"), Broadcast (la voix comme suspendue au-dessus d'une musique aux allures oniriques), Prefab Sprout (la sophistication harmonique), l'electro downtempo de Moloko, la pop baroque des sixties, les standards de Broadway ou le jazz vocal (d'où peut-être la signature chez Blue Note, bien que cette musique soit encore plus éloignée du jazz au sens strict que celle de Norah Jones). Tout cela s'écoute donc avec beaucoup de plaisir, mais peine un peu à toucher plus profondément et durablement ; seul le dernier morceau, une ballade minimaliste noyée dans l'écho, émeut vraiment. Il s'appelle "Spark", soit "étincelle" : peut-être justement le petit quelque chose qui manque à cette musique bien sous tous rapports.

VON SÜDENFED - Tromatic Reflexxions
(Domino / PIAS) [site] - acheter ce disque

De la rencontre entre les Allemands Andi Toma et Jan St. Werner (Mouse on Mars) et l'Anglais Mark E. Smith (The Fall), tous héritiers du Krautrock le moins accommodant (Can, Neu!, Faust...), on était en droit d'attendre quelque chose d'explosif. Malheureusement, ces "Tromatic Reflexxions", signées sous le mystérieux alias Von Südenfed, font plutôt l'effet d'un pétard mouillé. Ni totalement spontané ni très élaboré, quasiment dénué de mélodies mais guère plus satisfaisant sur le versant rythmique (tous les morceaux sont rigoureusement indansables), le résultat se maintient dans un tiède entre-deux et ne donne même pas l'impression que ses trois auteurs se soient vraiment amusés. Les deux Souris martiennes semblent plutôt avoir lancé des boucles puis être allées prendre un café pendant que le canard parlant de Manchester déblatérait ses indéchiffrables imprécations. Si les doux arpèges de "Dearest Friends", aux sonorités africaines, viennent légèrement relever l'intérêt en toute fin de parcours, on sera plus inspiré de garder ses euros pour le dernier album de The Fall, "Reformation Post-TLC", sorti il y a quelques mois : bien qu'inégal, il reste nettement plus excitant que ce brouet insipide.

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