Albums - Micevice, Johnny Cash, Morgan, The Heavy Blinkers

25/12/2000, par Jean-Christophe Mauger | Albums en bref |
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MICEVICE - Bipolars of the world unite CPL
(Great Machine Pistola / Telescopic).
Quand on notule chez POPnews, on n'a pas tous les jours l'occasion de chroniquer des disques de groupes italiens : ce deuxième album de Micevice tombe donc à point pour montrer que la production musicale transalpine ne se limite pas à Zucchero ou Andrea Bocelli. Dans leur cas, les influences seraient plutôt à chercher du côté de Pavement, référence omniprésente dont le groupe a su s'approprier les qualités (un certain goût pour la déconstruction tourbillonnante, si j'ose m'exprimer ainsi) mais aussi les défauts (la guitare babillarde de "Power of the guitar sound", morceau au demeurant assez drôle). Un peu dense et indigeste sur la longueur, "Bipolars..." se laisse cependant découvrir avec curiosité, surtout s'il se confirme que son modèle a définitivement jeté l'éponge - on aura certainement besoin d'un remplaçant. (JC)

Ce disque est disponible pour la France par mail order uniquement, au prix de 110frs.
Libellez vos chèques à l'ordre de Telescopic et envoyez-les au 43, rue Saint-Honoré 75001 Paris.


JOHNNY CASH - Solitary manJOHNNY CASH - Solitary man
(American recordings).
Pour se punir d'avoir longtemps délivré des disques incompatibles avec son phénomènal talent d'interprète, Johnny Cash enregistre depuis six ans avec Rick Rubin des albums majoritairement acoustiques où il reprend des chansons écrites par des jeunes (Beck, Spain et Soungarden sur le précédent). Celui-ci est le troisième de la série et s'il sent parfois le pilotage automatique (et la maladie), il confirme aussi que quand la composition en vaut la peine, l' homme en noir peut s'ébrouer et lâcher deux pépites à côté desquelles il serait criminel de passer : une reprise hallucinée de "the mercy seat" de Nick Cave, qui renvoie l'australien à ses études de littérature et une version hantée, sépulcrale, poignante de "I see a darkness" de Will Oldham (qui vient courageusement faire le contre-chant sur le refrain). Rien que pour ces deux merveilles, ardemment recommandé. (JC)

MORGAN - OrganizedMORGAN - Organized
(Source/Virgin).
Dans les affaires, on appelle cela une entreprise familiale. Jugez plutôt :
sur le premier album de Morgan Nichols (rebaptisé Morgan), le père écrit
les paroles et chante, la mère et la soeur font les choeurs et la petite cousine partage avec Morgan, qui s'occupe du reste, le chant sur "Flying high".Ce morceau, qui ouvre l'album, en est d'ailleurs un des sommets avec ses vrilles d'orgues Hammond et ses réminiscences Northern soul. La suite, fatalement moins intéressante (hormis le remarquable "Sitting in the sun"), vire parfois au n'importe-quoi-pourvu-que-je-case-les-démos-que-j'avais-rangées-dan-un-tiroir-en-pensant-ne-jamais-avoir-à-m'en-resservir mais le jour où Morgan aura allégé son écriture, on sera prêt à défricher avec lui les territoires country-soul que ce premier jet commence à explorer. Avec ou sans sa famille. (JC)

THE HEAVY BLINKERSTHE HEAVY BLINKERS - Mil Bed
(Brobdingnagian)

Deux attitudes devant ce disque : soit se complaire dans son enthousiasme juvénile, sa pop pastel (d'aucuns diront "sautillante"... effectivement, il y a des trompettes) des plus agréables, rafraîchissant moment de répit entre deux disques neurasthéniques, soit retourner en courant vers ses disques chéris de Left Banke et des Zombies en laissant là ces moines copistes plutôt doués, mais pas très originaux... ou alors attendre, comme sur "Pennycandy on the brain", qu'ils se lachent un peu et fassent oeuvre vraiment personnelle. S'ils poursuivent dans cette voie et cessent leurs clin d'oeil trop appuyés, ok, je laisse tomber "Pet Sounds", promis. C'est pas gagné, quand même... (G)
Site : http://www.angelfire.com/ca4/heavyblinkers/

ALBUMS - par Jean-Christophe et Guillaume

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