Albums - Film School, Novö

27/09/2007, par David Larre | Albums en bref |
  • Facebook
  • Twitter
| permalien

ALBUMS par David Larre

FILM SCHOOL - Hideout
(Beggars Banquet) [site]
- acheter ce disque

Nouvel album pour Film School, deuxième sur Beggars, et l'évidence d'un savoir-faire. Comme sur le précédent disque, le combo américain montre sa parfaite digestion des propositions du post-punk anglais, avec une aisance à mon avis supérieure à celle d'I Love You But I've Chosen Darkness (un peu bégueules sur le sujet) pour ne citer que les voisins de classe les plus proches. Rythmiques marquées, tortillons psychédéliques des guitares, synthés simplistes, échos et réverb, étirement des digressions instrumentales, tout y est. Avec, on peut le leur reconnaître, un talent tout spécial pour hybrider et actualiser le style : ainsi du captivant "Electric", où l'on croit entendre à la fois les guitares fourmillant d'échos des Cocteau Twins, la corrosion sonore de My Bloody Valentine et un chant épileptique à la Thom Yorke. Pas mal. D'ailleurs épaulé par la batterie de Colm O'Ciosoig (My Bloody Valentine), le groupe s'engage dans une aventure plus noisy, et délaisse les longues compos abstraites pour des chansons plus évidemment mélodiques, qui s'avèrent toutefois, sur la fin du disque, un peu banales.


NOVÖ - Je retiens ton souffle
(Monopsone / Differ-ant)
[site] - acheter ce disque

Avec Monopsone, on est rarement déçu, tant le label a le talent de dénicher des musiciens qui ont un son à eux. En ce qui concerne les Toulousains de Novö, il leur a apparemment fallu du temps pour décanter l'amalgame de guitares post-rock, d'électro fureteuse et de samples cinématographiques qui fait leur indéniable originalité. Dès le morceau d'ouverture, une trompette vient survoler en toute incongruité un paysage électro désolé, bientôt parcouru, la guitare aidant, par une diction inquiète à la Diabologum. Les mots de Jean-Michel Chabrel sont d'ailleurs amplement trempés dans l'encre noire de Michniak et Cloup, ce qui en dit long sur l'empreinte de "#3" plus de dix ans après sa sortie. Cette influence est, en même temps, ce qui suscite le plus de réserve sur ce disque : autant les propositions instrumentales, précises et inventives, ont quelque chose d'immédiatement séduisant et singulier, autant les mots, le phrasé, la poésie urbaine instinctive qu'ils portent, lassent avant même d'intriguer. De quoi laisser espérer que, là aussi, le groupe creuse son propre sillon jusqu'à en faire surgir l'inattendu.

les derniers articles


»» tous les articles
»» toutes les chroniques de disque
»» tous les posts du blog
»» toutes les interviews