Albums - Kathleen Edwards, Dropkick Murphys

16/06/2008, par | Albums en bref |
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ALBUMS par Michaël Choisi

Kathleen EdwardsKATHLEEN EDWARDS - Asking for Flowers
(Rounder / Decca) [site] [myspace] - acheter ce disque

Voici la deuxième sortie française pour la jeune Canadienne Kathleen Edwards, qui navigue dans des eaux d'une country-rock, matînée de blues, paisible et sereine. Le problème de ce disque, c'est que dans ma phrase précédente, j'aurais tout aussi bien pu mettre paresseux et un peu fade. Cela aurait sans doute été cruel, mais il est un peu dommage de ressentir que la jeune femme a du talent et de la conviction mais se complaît dans des schémas un peu aseptisés, avec des sonorités très claires, un son de batterie qui ne risque pas de déranger vos voisins et un chant éraillé mais pas trop. On aurait envie que ses chansons transmettent plus d'énergie, des changements de rythme, bref des aspérités : au lieu de ça, on a l'impression d'entendre un disque conçu avec le frein à main. Les rares fois où elle semble s'autoriser des écarts, forcément les morceaux s'en ressentent ("Scared at Night", "Oil Man's War" très Springsteen dans l'âme) et accrochent plus l'oreille. Dans les autres morceaux, sans jamais être foncièrement déplaisants, il manque de la moelle pour que ça soit moins sage et plus intéressant, et non voué à terminer sur une radio "au son pop-rock".

Dropkick MurphysDROPKICK MURPHYS - The Meanest of Times
(Cooking Vinyl / PIAS) [site] [myspace] - acheter ce disque

Le combo punk aux racines irlandaises s'est fait connaître du grand public avec "Les Infiltrés" de Scorcese. Les bostoniens reproduisent sur ce 6ème album une formule qui a déjà fait ses preuves : punk "à textes" additionné de folklore irlandais. C'est typiquement la musique qu'il est compliqué de pleinement apprécier sur disque : si l'énergie est indéniable, l'écouter religieusement au casque (comme tout bon chroniqueur qui se respecte) risque justement de vous filer mal à la tronche, comme après le passage d'un bulldozer. Je ne sais pas si la notion de frein est quelque chose qui est connu du combo, tant ça cartonne à chaque chanson : batterie martelée avec un entrain contagieux, cornemuse qui tente de se faire entendre et un chant qui évoque plus le pub du coin un samedi soir que la chorale du dimanche matin. Mais sur scène, il y a moyen de passer un excellent moment tellement il y a de l'énergie brute, de la conviction et même des chansons (certes pas très évoluées, et plus ou moins toujours reliées à l'alcool). L'envie de descendre une Guinness monte irrémédiablement au fil des chansons, j'imagine donc que le but du disque est atteint : allez, tournée générale !

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