Albums - Syd Barrett, I'm Half Divine, Gingko, Mobil Session Team

25/06/2001, par Gildas, Hélène Martin et Guillaume Sautereau | Albums en bref |
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ALBUMS - par Hélène, Gildas et Guillaume

SYD BARRETTSYD BARRETT - Wouldn't You Miss Me ? : The best of Syd Barrett
(Emi)

Oui bien sûr on peut s'interroger sur l'incongruité d'un Best of de Syd Barrett qui ne prenne pas en considération sa carrière avec les Pink Floyd (comment passer outre les magnifiques " See Emily play " et " Arnold Layne " et le premier album du Floyd " The piper at the gates of dawn " qui est le complément indispensable de ce Best of pour ceux qui veulent avoir un aperçu plus exhaustif de la carrière de celui qui fût à l'origine du psychédélisme Anglais ?).
On peut aussi regretter le fait qu'il n'y ait qu'un seul inédit - l'hommage en forme de pastiche moqueur à Dylan : " Bob Dylan blues " .
Mais enfin soyons francs : toute entreprise visant à faire connaître la carrière solo de Barrett ("The madcap laugh", "Barrett" (70), et l'album de raretés "Opel" (89)) à des personnes le connaissant certainement plus par sa légende et les nombreux groupes qu'il a influencés et qui l'ont repris est digne d'attention et recommandable.

(Hélène)

MOBIL SESSION TEAM - Another FaceMOBIL SESSION TEAM - Another Face
(Timer/Wet Music)

Les innocents sont redevenus amateurs (les mauvaises langues diront qu'ils n'ont jamais été autre chose), les guitares sonnent toujours aussi claires mais sont un peu pataudes, mal balancées, la voix est moins forte, plus approximative. Toujours très attachantes, les mélodies ont quand même tendance à traîner un peu trop dans la zone du "pas mal mais peut mieux faire" qui ornait mes bulletins de notes. Le potentiel est là, il pulse sous la surface. Parfois il crève le plafond comme ce passage au 2/3 d' "A Night Like This" que l'on reprend à tue tête avec son électro cabocharde mais il reste trop souvent timide, les yeux sur ses boucles de lacets au lieu de s'occuper de ses boucles de guitares. "Another Face" est une sorte d'amuse gueule dans la discographie de MST (jeux de mots comme dirait maître Capello), une parenthèse entre 2 vrais albums. Penchant intimiste d'un premier album Power POP les potards dans le rouge, ce disque est une sorte de poisson hors de l'eau, loin de son milieu naturel il perd de ses couleurs et dépérit à vue d'œil. Il n'en reste pas moins joli à regarder, juste moins en confiance, apeuré.
(Gildas)



I'M HALF-DIVINE - Winter ClassI'M HALF-DIVINE - Winter Class
(Onival).
Grosse prise de risque d'entrée chez I'm Half divine... déjà, le nom, gonflé. Ensuite, il faut oser écrire dans un dossier de presse qu'un groupe est "la meilleure chose qui soit arrivée à la pop depuis longtemps" (je cite). Ca incite à traquer les défauts avec moins de clémence... guitare majoritairement acoustique, voix élégante, assez précieuse, un peu trop parfois, à l'arrivée on devine à quelle période il est fait référence (celle depuis laquelle il n'était rien arrivé de mieux que...), sans doute l'époque bênie post-Smiths où fleurissaient Bradford et autres clones de l'ami Morrissey. Malgré quelques longueurs et une recherche de la formule parfois un peu pénible, I'm Half Divine se tire avec les plus grands honneurs de cette classe de neige, dispensant au passage quelques perles mélodiques ("Gelatine Tank", "Incident In The Modern Mines", "The Man Who Knew Too Little" (pas mauvais, sonne comme les Smiths), "Uneasy Listening" (pas mal, sonne comme du Gene)...), tout en arrangements soyeux (violoncelle, glockenspiel, trombone...). Quant aux textes, histoire de rateaux, d'autodépréciations ("I must admit i'm just a piece of shit", oula), bons mots ("Jump on the next ferry boat or with a Jello Biafra lp, i'll will quietly cut your throat"), tout cela est plutôt soigné et réussi. Quasi divin.
Contact : Onival Musique c/o Thibaut Losson, 2, rue d'Alsace, 57730 FOLSCHVILLER, 03 87 92 22 58

GINKGO - Eskimo PointGINKGO - Eskimo Point
(Le Syndicat / Wagram)
Belle réussite d'électro à la française, encore une fois, sans qu'on n'ait à user de gros mots ("French touch", ce genre de chose), ce disque fera passer de bons moments aux amateurs de dance-floor comme aux amateurs de contorsions sur la moquette. Efficace (très, parfois trop), ensoleillé, ludique, ensorcelant ("A New Life"), c'est tout bêtement un album qu'on aimerait pouvoir ranger (voire planquer) dans les trucs honteux qu'on n'écoute jamais, mais auquel on revient parce qu'il a ce petit soucis du détail, cette plénitude tranquille et le recul suffisant pour frôler avec ce qu'il faut d'élégance un opportunisme un peu trop courant. Pas révolutionnaire, un peu indigeste sur la longueur, mais bien venu.

(Guillaume)

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