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ALBUMS - par Roderick, Gildas et Guillaume
STEREO MCs - Deep Down & Dirty
(Island/Universal)
Il aura pratiquement fallu 10 ans aux Stereo MCs pour se remettre de leur tube planétaire "Connected". 10 ans pendant lesquels tout le monde les a donnés pour mort et enterrés malgré quelques apparitions de ci de là. Mais peut-être que 10 ans était la durée minimale nécessaire pour les Stereo MCs afin de se regrouper, de retrouver leur groove et d'éviter le faux pas mainstream. Deep Down & Dirty marque un retour en forme. La formule à lemporte pièce du titre correspond exactement au disque : le dub et les nappes sonores sont profondes, le côté violent et presque punk de certains titres a les pieds sur terre et les beats sont sales et funky. Tour à tour la musique mixe le Clash avec le Wu-Tang Clan (" Unconscious "), les Bad Brains avec les fugees ou Sam & Dave et Master dDub. Entre rock, rap, ragga et défoulement funk, les Stereo MCs ne choisissent pas et ratissent large.
(Gildas)
THE PROCLAIMERS - Persevere
(Persevere records / import)
La dernière fois quon avait entendu parler des Proclaimers et de leurs paires de lunettes de geek mélodiques c'était du temps ou les Inrocks était encore bimensuels. 7 ans sans rien entendre de la paire qui aurait inventé le mélange folk-pop en Ecosse. Avec leur talent et 7 années pour bosser, le potentiel pour un grand disque est à. Un mix parfait entre la richesse de Pet Sounds et le dépouillement de Pink Moon... Mais il nen nest rien. Persevere est un bon disque de pop folk mais il na rien du charme immédiat des précédents opus. Il est un peu besogneux, les mélodies accrochent parfois. Bien sûr avec l'arrivée de la vague Neo-acoustique ce disque a sa place et sil natteint pas les sommets de Quiet is the new Loud il vaut largement le récent album dI am Kloot ou de Turin Break.
(Gildas)
MUSE - Origin of Symmetry
(Taste / Naive)
Force est de reconnaître que les railleries constantes de la part de mes collègues de POPnews nétaient pas infondées : ils ont vu clair dans le petit jeu de Muse. Leur nouvel album est (et ça me fait encore mal de le dire) très très faible et bourré de tics assez agaçants (comme la voix qui est par moments insupportable). Pire, certaines chansons sont difficilement écoutables (Bliss, avec tout plein de trucs pas beaux à lintérieur, ou Micro Cuts, chiant à mourir). Alors, évidemment, il reste quand même le single Plug In Baby (que jai défendu envers et contre tous dans ces mêmes pages), mais il est tellement largué au milieu de cet océan de vacuité quil en devient terriblement affadi.
Muse produit maintenant du vide pour les grosses FM et le revendique haut et fort avec Origin of Symmetry. Cest triste.
Rodérick.
MY VITRIOL - Finelines
(Infected / PIAS)
Bruyant tout en demeurant aérien, on ne peut pas tout reprocher à ce premier album de My Vitriol, 'Finelines', sorte de trait d'union entre
Placebo et les Smashing Pumpkins. Ces jeunes artistes britanniques -qui s'improvisent de biens mauvais electriciens à l'intérieur du livret
fourni avec le CD acheté/emprunté/volé : c'est mal de prendre un néon avec les mains- se confondent également dans les sillons déjà bien creusés jadis par des groupes tels que my Bloody Valentine ou Ride. Bref, rien de bien nouveau, mais quelques petites choses efficaces par ci par là à savourer malgré tout. Bien évidemment si vous avez eu le courage de survivre aux lourdeurs guitaristiques peu surprenantes...
Etienne.
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