Albums - Jon Smith, Karate, Girls Against Boys

30/10/2002, par Rodérick Petetin | Albums en bref |
  • Facebook
  • Twitter
| permalien

ALBUMS - par Etienne et Rodérick

JON SMITH - Jon SmithJON SMITH - Jon Smith
(Odette Production) - [site] - contact

Débuts prometteurs pour Jon Smith. Ayant trouvé refuge du côté des bordelais d'Odette Productions, ce jeune artiste multi-instrumentiste livre sa première fournée de démos. Un talent simple pour la ritournelle bien envoyée, et Jon Smith affiche déjà un joli calibre. Mélodies limpides et plume acide trempée dans l'amertume de relations sentimentales laborieuses : la clairvoyance musicale de Jon Smith amuse souvent et touche juste parfois. La voix se fait de temps à autre hésitante, maladroite, mais ne trahit pas pour autant les espoirs que suscitent déjà "La lettre" ou le superbe "La fin". On se lassera vite à le comparer à Miossec, le Breton ayant depuis longtemps cessé de faire dans la dentelle. Ce que Jon Smith réussit joliment. (Etienne)


KARATE - Some BootsKARATE - Some Boots
(Southern)

Le moins que je puisse dire de cet album est qu'il est décevant. Karate était arrivé, avec "The bed is in the ocean" et "Unsolved", à une alchimie parfaite entre un post-rock aiguisé et un blues urbain… pour dériver jusqu'à "Some Boots". Les premiers albums abrasifs laissant place à ce dernier, plus jazz-rock qu'autre chose. "Original spies" maintient timidement l'espoir l'espace d'un moment mais juste après, le groove disparaît pour laisser place à des guitares trop bavardes et des longs passages ennuyeux dignes d'un Clapton des bons jours. D'un groupe aussi changeant, il ne reste qu'à espérer qu'il se retrouve loin de son inspiration du moment. (Rodérick)


GIRLS AGAINST BOYS - You can't fight what you can't see GIRLS AGAINST BOYS - You can't fight what you can't see
(Vicious Circle / Wagram)

Les Girls Against Boys nous assènent à grands coups de guitares saturées et de refrains imparables leur énième disque d'hardcore-disco (et pourtant je peux vous assurer que ça correspond bien !) et touchent la cible une fois de plus : manque plus que la boule à facettes, quelques demi tièdes et des fourmis dans les jambes pour se croire devant la scène de ce drôle de groupe toujours à la recherche de la mélodie parfaite clouée au sol par quelques couplets roboratifs ("BFF" caractérise si bien la teneur de l'album : vif, tendu et pas si méchant que ça en a l'air). Certains passages décollent plus que d'autres mais, dans l'ensemble, " you can't fight what tou can't see " est plutôt excellent pour mettre la patate de bon matin (hein ? mais si ça se dit encore…!). (Rodérick)

les derniers articles


»» tous les articles
»» toutes les chroniques de disque
»» tous les posts du blog
»» tous les CR de concerts et festivals