Albums - Biffy Clyro, White Hassle, My Morning Jacket

14/01/2004, par Jean-Christophe Mauger | Albums en bref |
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BIFFY CLYRO - The vertigo of blissBIFFY CLYRO - The vertigo of bliss
(Beggars banquet / Naïve)

Sur la foi d'un titre puissant ("Kill the old, torture the young" ou l'inverse), on pouvait regretter de ne pas avoir prêté une oreille plus attentive au premier album des Ecossais de Biffy Clyro. Sentiment qui disparaît à l'écoute du deuxième, lequel pourrait se révéler être le dernier sans que personne ne s'en plaigne. Sur fond de guitares braillantes et de basses élastiques à la Fugazi, le trio s'époumone allègrement tout au long de cet interminable disque, mais il n'y a pas grand-chose à retenir de ces constructions alambiquées où le fait de se faire des noeuds au cerveau semble tenir lieu d'inspiration de base. Il faut attendre le septième morceau ("Questions and Answers") pour que l'auditeur agrippe une idée de chanson avant de s'apercevoir avec dépit que celle-ci s'ennuie toute seule.


WHITE HASSLE - The watertank EPWHITE HASSLE - The watertank EP
(Fargo)

Ce duo new-yorkais sonne comme les Violent Femmes d'il y a 20 ans et c'est chouette. Bon, c'est évidemment insuffisant pour tenir sur la longueur d'un album ("The Death of Song", toujours chez Fargo, finalement décevant) mais ce 8-titres permet de passer un excellent moment de punk-rock acoustique, dans un genre qui accouche plus souvent du médiocre que du simplement intéressant. "Watertank" et (surtout) "Life is Still Sweet" sont d'excellentes chansons portées par un harmonica endiablé et même s'il s'agit de matériaux de récupérations (puisque sorties aux USA en 2000), on ne peut que remercier Fargo d'être sorti un temps de ses tranchées americana pour cette entreprise de recyclage.


MY MORNING JACKET - It still movesMY MORNING JACKET - It still moves
(Ato records / BMG)

Ce premier album sur une major de ce groupe du Kentucky (Louisville comme Will Oldham) commence à se tailler une place dans les classements de fin d'année de la presse et sert de fondement à une théorie fumeuse sur le retour du rock sudiste. De quoi s'agit-il au juste ? D'un disque d'americana un peu trop lourd et riche, dégoulinant de reverb, parfois fascinant, le plus souvent boursouflé et emphatique. "Mahgeetah" convoque le spectre de Buffalo Springfield, "Dancefloors" ceux du Band, mais sans le lyrisme nietzschéen du premier, ni la légèreté organique du second, et il y a 9 autres titres du même acabit. Ce voyage dans le passé a son charme, dans la mesure où il serait possible d'occulter les manifestations les plus cruciales de la musique américaine entre 66 et 69. Aux dernières nouvelles, les types de MMJ auraient décidé de se laisser pousser les cheveux et manque de bol, ils font de même avec leurs chansons.

 

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