Albums - Sasha Funke, Crashing Dreams, Paradise Island

25/02/2004, par Fred Tuc | Albums en bref |
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ALBUMS par Fred

SASHA FUNKE - BravoSASHA FUNKE - Bravo
(Bpitch Control )

Hébergé chez Bpitchcontrol, le label de la sémillante Ellen Allien, Sasha Funke cultive avec réussite et bon goût l'art du métissage électronique : electronica, electro-tech, house, ambient, etc. En onze morceaux, soit réussis, soit carrément tubesques, il fait défiler dans nos oreilles un joli ruban de couleurs digitales. On se laisse très facilement prendre au jeu de ce kaléidoscope numérique dans lequel dansent les références, dans un esprit (et une forme) pop. J'avoue notamment me retourner facilement la tête avec le spécial clubber "Bravo". Sasha Funke réussit tant dans la dimension pop que celle plus résolument techno de sa démarche en forme de tour d'horizon. Mon retard à l'allumage quant à ce disque ne justifie en rien le vôtre. A bon entendeur...

CRASHING DREAMS - Minimum To ExistCRASHING DREAMS - Minimum To Exist
(Supermodern) [site]

Instrumentale, telle est la musique de Crashing Dreams, ce qui ne vous avance guère. À ma décharge, je dois dire que "Minimum To Exist" ressemble à beaucoup de choses sans ressembler à rien. Melting-pot plutôt bien foutu, ce disque propose une carte bien fournie de rock corsé avec une touche de post-rock. Les cordes sont généralement assez (voire très) tendues et il leur arrive à certaines occasions de flirter habilement avec la rupture (l'excellent "Get Them Low", tout droit sorti du chaudron Sonic Youth) et d'autres fois de laisser couver un peu trop longtemps l'oeuf - "It's Been Real All Long" ne m'aurait pas déplu en version courte. Sans être renversant, ce disque devrait réjouir les amateurs de compositions rock abrasives et intenses.

PARADISE ISLAND - Lines Are Infinitely FinePARADISE ISLAND - Lines Are Infinitely Fine
(Dim Mak)

Il existe des disques qu'on a beau écouter, une fois, deux fois, vingt fois, on sait rapidement qu'on ne les comprendra guère plus avec le temps. Il en va ainsi pour moi de Paradise Island. Lorgnant parfois vers Olivia Tremor Control pour son côté psyché-pop hallucinogène, la pop qui se joue sur cette île reculée est parfois bien cachée derrière un épais brouillard d'expérimentations en tous genres. Les voix partent en sucette dès qu'elles le peuvent (tout le temps), ça bidouille dans les coins, ça fait durer des boucles au-delà de l'imaginable. Bref, on se retrouve au milieu d'un long délire d'acide où chaque morceau est une expérience différente mais dont la trame demeure trop obscure et déroutante à mon goût. Malgré quelques moments de guitare assez réussis, je ne parviens pas à partager les divagations de Paradise Island.

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