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ALBUMS
par Fred
SASHA
FUNKE - Bravo
(Bpitch
Control )
Hébergé chez Bpitchcontrol, le label de la sémillante Ellen
Allien, Sasha Funke cultive avec réussite et bon goût l'art
du métissage électronique : electronica, electro-tech, house,
ambient, etc. En onze morceaux, soit réussis, soit carrément
tubesques, il fait défiler dans nos oreilles un joli ruban
de couleurs digitales. On se laisse très facilement prendre
au jeu de ce kaléidoscope numérique dans lequel dansent
les références, dans un esprit (et une forme) pop. J'avoue
notamment me retourner facilement la tête avec le spécial
clubber "Bravo". Sasha Funke réussit tant dans la dimension
pop que celle plus résolument techno de sa démarche en forme
de tour d'horizon. Mon retard à l'allumage quant à ce disque
ne justifie en rien le vôtre. A bon entendeur...
CRASHING
DREAMS - Minimum To Exist
(Supermodern) [site]
Instrumentale, telle est la musique de Crashing Dreams,
ce qui ne vous avance guère. À ma décharge, je dois dire
que "Minimum To Exist" ressemble à beaucoup de choses sans
ressembler à rien. Melting-pot plutôt bien foutu, ce disque
propose une carte bien fournie de rock corsé avec une touche
de post-rock. Les cordes sont généralement assez (voire
très) tendues et il leur arrive à certaines occasions de
flirter habilement avec la rupture (l'excellent "Get Them
Low", tout droit sorti du chaudron Sonic Youth) et d'autres
fois de laisser couver un peu trop longtemps l'oeuf - "It's
Been Real All Long" ne m'aurait pas déplu en version courte.
Sans être renversant, ce disque devrait réjouir les amateurs
de compositions rock abrasives et intenses.
PARADISE
ISLAND - Lines Are Infinitely Fine
(Dim Mak)
Il existe des disques qu'on a beau écouter, une fois, deux
fois, vingt fois, on sait rapidement qu'on ne les comprendra
guère plus avec le temps. Il en va ainsi pour moi de Paradise
Island. Lorgnant parfois vers Olivia Tremor Control pour
son côté psyché-pop hallucinogène, la pop qui se joue sur
cette île reculée est parfois bien cachée derrière un épais
brouillard d'expérimentations en tous genres. Les voix partent
en sucette dès qu'elles le peuvent (tout le temps), ça bidouille
dans les coins, ça fait durer des boucles au-delà de l'imaginable.
Bref, on se retrouve au milieu d'un long délire d'acide
où chaque morceau est une expérience différente mais dont
la trame demeure trop obscure et déroutante à mon goût.
Malgré quelques moments de guitare assez réussis, je ne
parviens pas à partager les divagations de Paradise Island.
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