Albums - Rachel Goswell, Sir Haakon

08/09/2004, par Laurent Vaissière | Albums en bref |
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RACHEL GOSWELL - Waves are universalRACHEL GOSWELL - Waves are universal
(4AD)

J'aurais tant aimé être un inconditionnel de cet album, pour les services rendus par Rachel à Mojave 3 et une paire de duos avec Mark Kozelek. Hélas, son album n'est pas à la hauteur de ce que l'on était en droit d'attendre. Pourtant tout cela commence sous les meilleurs auspices avec deux morceaux sous influence de tout un pan oublié du folk anglais seventies (Trader horne, Mellow candle, Fotheringay). Après cela se gâte avec des morceaux insipides, qui plus est produits sans âme. Heureusement quelques morceaux décents s'intercalent dans cette demi-soupe ("Plucked", dont la joliesse mélodique ne dépareillerait pas sur le "If you listen" de Françoise Hardy, "Thru the dawn", berceuse attachante). Pour le moment, Miss Goswell ne semble pas avoir vraiment choisi entre Sandy Denny et Dolores Cranberries. Quand elle aura assumé pleinement la première option, on pourra la défendre avec des arguments. Bénéfice du doute, donc.


SIR HAAKON AND THE POPULAR MUSICIANS - What is to come... ?SIR HAAKON AND THE POPULAR MUSICIANS - What is to come... ?
(Perfect pop records)

Si je ne m'étais basé que sur les premières secondes de "What is to come...?" et son mellotron volé à "Strawberry fields forever", j'aurais pu facilement faire une mauvaise blague : qu'y a t-il de plus ennuyeux qu'un groupe plagiant les Beatles ? Réponse : un groupe norvégien plagiant les Beatles. Ce qui aurait été injuste. Passés les premiers morceaux, la ligne de démarcation Lennon-MacCartney est allègrement franchie. Le clavecin et la clarinette de "Don't disturb the dreamer", les magnifiques orchestrations et la voix du chanteur étrangement réminiscente de celle de Bill Fay ("The sound of yesterdays") renvoient bien plus évidemment à cette génération d'orfèvres britanniques à la charnière des 60s et 70s (Kaleidoscope, Pete Dello, Duncan Browne) ayant forgé un graal amalgamant idéalement folk, pop, psychédélisme et musique orchestrale. Sir Haakon livre là un disque rêveur et ouvragé, inactuel et ambitieux : en un mot, discrètement précieux.

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