Alexandre le Grand

15/10/2007, par Luc Taramini | Concerts |
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Qu'il est bon d'assister à un concert où l'artiste affiche son bonheur de monter sur scène et le public celui de le retrouver. Qu'il est bon de voir ses a priori voler en éclats dès les premières minutes et sentir que l'on va passer une excellente soirée. Des concerts, j'en ai fait, je me suis plus souvent ennuyé qu'amusé et là, pour le retour sur scène d'Alexandre Varlet après quelques années d'absence, me voici réconcilié avec la joie fébrile du live. Une question d'alchimie ou d'ingrédients, peut-être ? A commencer par un artiste qui joue de son sex-appeal avec humour et détachement, un jeu de guitare subtil qui tranche avec les rythmiques pop interchangeables, des textes en français pas chiants et une vraie gestion de l'intensité entre emballements rock, dérives atmosphériques et balades intimistes. Pendant une bonne heure et demi, vendredi soir au Nouveau Casino, Alexandre Varlet, épaulé d'une solide section rythmique, rejoue l'intégralité de "Ciel de fête" décidément taillé pour la scène, s'autorisant quelques titres flash-back de "Dragueuse de fond" dont l'écriture semble avoir un peu vieilli, se fendant même d'une reprise country d'Harry Nilsson, sur laquelle sa voix nasale fait des merveilles. Petite séquence émotion quand le chanteur désigne une silhouette dans la salle : "c'est mon pote Yann, c'est lui qui m'a fait écouter tous ces trucs de tarés quand on était au lycée". Le mentor est dans l'ombre, l'artiste est dans la lumière. Tout est en ordre. En dix années de carrière plus ou moins discrètes, Alexandre Varlet ne s'est pas brûlé les ailes. Un vrai pro humble et passionné, ça a le mérite d'être souligné.

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