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ALPHA
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(les boissons arrivent, le groupe pousse des hou et des haa devant le verre de vodka et son olive en équilibre instable.)
Donc l'album est en fait un jeu de Lego que vous avez agencé peu à peu...
Corin Dingley : oui, c'est ça, c'est vraiment des bouts de musique qu'on a liés les uns aux autres au gré de nos humeurs. Sans idées préconçues, sans essayer de faire un certain type d'album. Ca reste un album d'Alpha, ça ne fait aucun doute mais il est plus spontané, plus novateur. On avait une nouvelle chanteuse aussi ce qui changeait légèrement la donne. En fait on est resté beaucoup plus sur nos gardes. Beaucoup moins figés que pour "The Impossible Thrill", plus proches de ce qu'on faisait avant ce second album.
On dirait à vous entendre que vous regrettez un peu ce que vous avez fait sur "The Impossible Thrill"...
Andy Jenk : Non non, pas du tout. C'est le process qui était pénible. C'était un album difficile à faire. On devait sans cesse s'arrêter pour faire autre chose, on n'avait pas notre propre studio et on était régulièrement obligé de déménager tout notre matos. Ca a pris un temps fou et on était tous assez frustrés. Comme nous ne sommes pas de vrais "songwriters" le process était épuisant, c'était une vraie bataille de tous les jours. Personnellement je suis aussi content de "The Impossible Thrill" que de "Come From Heaven" .
Helen White : moi au contraire, je suis plus fière de "The Impossible Thrill" que de "Come From Heaven". Sur "Come From Heaven" je ne suis pas sure d'avoir été à la hauteur dans l'écriture et le chant. J'aime l'album, mais je suis plus fière de mes réalisations sur le second. Et je sais que "Come From Heaven" est plus accessible et plus aimé par le public, mais sur un plan personnel c'est "The Impossible Thrill" qui me tient à cur.
Corin Dingley : moi je ne peux pas écouter "The Impossible Thrill", d'un point de vue de la production, je pense qu'on en a trop fait, les chansons sont compliquées, que les vocaux sont un peu perdus au milieu de tout ça. Alors que le troisième album, je peux l'écouter avec plaisir, sans le critiquer. Et c'est assez génial comme sensation.

Comment s'est passée l'écriture du nouvel album ? comment vous êtes vous réparti les tâches ?
Corin Dingley : c'est vraiment devenu un travail de groupe, il n'y a pas de façon prédéfinie de faire les choses. Quand on a une bonne vibration, quand on sent qu'il se passe quelque chose de positif, on explore cette piste plus avant et on développe les idées ensemble.
Helen White : parfois Andy et Corin viennent en studio avec une structure établie, des samples et un beat sur un CD et on se met à travailler les paroles et la ligne mélodique sur cette base, mais autrement c'est une sorte de jam en studio qui débouche sur des morceaux qui prennent forme peu à peu.
Andy Jenk: en fait on essaye de rester frais, de ne pas avoir de routine de façon à ne pas nous répéter. Ca grandit de façon très organique.
En parlant de rester frais, après la sortie de "The Impossible Thrill", dans une interview vous aviez déclaré avoir voulu vous débarrasser de l'étiquette lounge qui vous suivait depuis "Come From Heaven" et vouloir explorer de nouvelles pistes musicales comme le dub et le rock américain. Quelles ont été les bases du troisième album ?
Corin Dingley : Slipknot (éclat de rire général)
Andy Jenk : c'est vrai qu'on a inséré plus de soul et de funk dans celui-ci, plus de funk psychédélique en fait, mais il faut aussi penser qu'on a une identité sonore en tant qu'Alpha et qu'on ne cherche pas à se débarrasser de ce son dont on est fier. Donc on évolue, on fait quelques nouvelles greffes ici et là et le son est plus large, plus spacieux mais nous essayons de garder notre identité.
Martin Barnard : c'est un groupe, c'est Alpha le seul groupe a capturer l'esprit du SUNK (soul + funk ndt) (rires)
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