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ALPHA

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Il y a quelques éléments français sur le nouvel album et vous aviez également déclaré vouloir faire tout un album en français un jour. Vous avez abandonné l'idée ?
On a un lien assez fort avec la France, l'accueil du public a toujours été bon, on a sorti un ep sur un label français ("Revolution" sur le label Catalogue, ndt) et on aime beaucoup Paris, c'est presque devenu notre seconde maison. Donc oui c'est toujours un projet, mais on ne sait pas si ça se matérialisera un jour.

Et votre projet de faire de la danse et de la techno ?
Corin Dingley : on a fait quelques chansons très enlevées, spécialement pour le dancefloor. On sort ça sous le nom de Vacant.

Est-ce que c'est une façon de se débarrasser de la pression ?
Martin Barnard : oui, c'est une façon d'utiliser d'autres possibilités, d'autres zones de nos cerveaux.
Andy Jenk : on aime tous des musiques très variées, les vieux standards bienséants mais aussi la danse, le folk et le hip hop. C'est une façon de varier les plaisirs. Les albums d'Alpha sont déjà bien variés mais on a besoin d'un autre véhicule. On a essayé de mettre des morceaux plus up beat sur les albums d'Alpha mais ça ne colle pas donc Vacant nous permet de nous exprimer sous un autre jour.
Corin Dingley : mais ce n'est pas de la pure danse, on est trop bizarre pour ça, on commence toujours de façon assez classique mais on ne peut pas s'empêcher de prendre la tangente et d'avoir un résultat bizarre.

ALPHA (c) Guillaume Sautereau


Et vous avez d'autres projets comme ça ?
Andy Jenk : pas vraiment, mais il m'a toujours semblé un peu dommage de nous limiter. Avec quatre chanteurs qui font tous leur propre musique, avec nous deux qui faisons les DJ en plus des musiciens, il y a tellement de talent dans Alpha que j'ai toujours pensé qu'on gâchait un peu en ne faisant qu'une heure de concert. Il faudrait que dans la même soirée on puisse avoir un set avec les chanteurs, un peu de Djing et puis enfin un concert d'Alpha.

Et comment vous trouvez le temps de tout faire ?
Martin Barnard : et d'avoir un boulot en plus.
Helen White : c'est pas facile, pas facile du tout. Pour ma part, j'ai un "vrai" boulot à côté parce qu'il faut bien manger et c'est assez dur de rentrer chez soi, après avoir bossé toute la journée et de se dire qu'il va falloir retravailler encore pour pondre des chansons. Je crois qu'il m'a quasiment fallu un an pour finir certain titres. Donc j'ai laissé tomber mon boulot récemment pour pouvoir me consacrer à la musique, mais ça veut dire que je n'ai plus de thunes.C'est assez dur de tout faire cohabiter.
Andy Jenk : oui c'est assez dur de faire ce qui nous plait et que ce soit économiquement viable. Tu crois qu'on peut vraiment se faire des thunes dans la musique ?
Corin Dingley : ben oui, regarde Robbie Williams !
Helen White : les remix, c'est pas mal.

C'est pour l'argent que vous faites des remix ?
Andy Jenk : non, c'est pour la découverte
Martin Barnard : oui, ça permet d'essayer des trucs qu'on ne ferait pas pour Alpha. Et c'est toujours un bon exercice.
Andy Jenk : et en plus ça permet de bosser avec des gens qu'on respecte comme Lambchop par exemple donc ça a vraiment son utilité.
Helen White : et ça permet de faire tourner le nom.
Andy Jenk : oui, ça nous permet d'être actifs entre deux albums. Sinon les gens ont tendance à nous oublier.

propos recueillis par Gildas
photos (Route du Rock 2000) par Guillaume
Merci à Faustine et Marion