Anna dans tous ses états

02/10/2007, par David Larre | Concerts |
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La scène, surtout si c'est dans l'ambiance feutrée du studio 106 de France Inter, est un bon endroit pour découvrir Anna Ternheim. Suédoise versée dans une écriture tantôt folk, école Suzanne Vega (l'album "Somebody Outside"), tantôt pop orchestrée (le récent "Separation Road", ligne de démarcation évidente entre hier et aujourd'hui), elle s'y impose avec un naturel et une simplicité qui font apprécier les nuances mélodiques de son travail en les épurant de certaines orchestrations. Sur scène donc, d'abord seule pour cette Black Session, dans une tenue choisie sobre (docks montantes, pantalon noir, bretelles et chemise blanche) peut-être pour rappeler au public qu'elle ne jouera pas la diva glamour, elle commence comme souvent à la guitare et au chant ("Better Be"), puis enchaîne - avec un rien de programmation - la cover de "China Girl". Il lui suffit de peu pour suspendre l'attention de son auditoire, cette voix de porcelaine coupante et ses inflexions gracieuses, quelques paroles aimables en français, et ses chansons. Épaulée au troisième morceau par une troupe disparate, un batteur qui cogne, un guitariste au jeu étrange, un bassiste et un joueurs de claviers plus discrets, elle décline les morceaux les plus évidents de son répertoire, en prenant soin d'alterner les propositions collectives, plutôt rock à tendance bruitiste ("Girl Laying Down", "To Be Gone","Today is a Good Day"), et les versions épurées (guitare ou piano) de son répertoire ("Shoreline", "My Secret"). Le rappel qu'elle propose au public venu nombreux, un morceau a capella, une chanson en suédois, et un bon vieux folk des familles, indique certainement dans quel état elle-même apprécie d'être entendue, et c'est bien sûr là qu'on la préfère. L'interview POPnews Site d'Inter et enregistrement du concert

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