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ARAB STRAP - The Last Romance
(Chemikal Underground / PIAS) [site] - acheter ce disque
The Last Romance marque le retour aux affaires du duo écossais formé par Aidan Moffat et Malcolm Middleton, dans la foulée de l'album solo de ce dernier, le très abouti Into The Woods. Quoi de neuf sous le ciel de Glasgow ? Et bien pas grand-chose, il est toujours question d'atmosphère lourde comme une chape de plomb et de vision désenchantée des rapports humains. Bref, tout ce qui fait le charme et la matière première des disques d'Arab Strap depuis leur début en 1996. Avec la sortie de "Monday at the Hug and Pint" il y a 2 ans, le duo sortait de l'ornière musicale lo-fi où il s'engluait et prenait un nouveau départ artistique. A l'époque, on accueillait avec joie cette bouffée d'oxygène apportée à des compositions trop souvent amorphes, longues et misérabilistes et, ainsi, on se réconciliait avec le groupe. Sur "The Last Romance", leur sixième album studio, on retrouve avec bonheur cette orientation rock plus charnue et mélodieuse. Désormais adepte de la concision et de la spontanéité, Arab Strap n'hésite plus à accélérer le tempo, à brancher les guitares et à se jeter corps et âme dans la mêlée comme un vrai groupe de rock. Les basses lourdes de "Stink" et de "If There's No Hope For Us" posent les bases de l'édifice et augurent une salutaire libération d'énergie que confirment rapidement "Don't Ask Me to Dance" et ses violons virevoltants, "Speed-date", ou encore, la mélodie orientale de "Dream Sequence" zebrée de guitares tranchantes. Soit trois singles en puissance à surveiller de près. Arab Strap rechignerait-il à s'apitoyer sur son sort ? On peut le supposer car cette cavalcade effrénée ressemble terriblement à la quête d'un possible bonheur. Et c'est le titre final "There Is No Ending", sorte de happy end, qui nous donne la clé de l'énigme, laissant éclater, dans un déluge de cuivres chaleureux, une mélodie fédératrice à la Robbie Williams. Oh bien sûr, les Ecossais ne se débarrassent pas comme ça de leurs vieux automatismes, alors on prêtera une oreille compatissante aux confessions intimes de "Chat in Amsterdam, Winter 2003", sorte de chanté-parlé éthylique, puis, à la berceuse "Fine Tuning" et enfin, à la ballade un peu rêche "Confessions of a Big Brother" qui nous ramène illico à l'époque de Philophobia. Enfin, autre raison de se réjouir de ce disque qui pourrait être le meilleur du groupe, la voix d'Aidan Moffat qui ressemble de plus en plus à celle de Shane MacGowan quand celui-ci était encore capable d'articuler. Elle a ce grain fêlé du poète maudit. Et pourtant, cette voix chante pour la première fois des notes d'espoir pas si incongrues. L'âge, peut-être ?
Luc
Stink
(If There's) no Hope
for Us
Chat in Amsterdam, Winter 2003 Don't Ask Me to Dance Confessions of a Big Brother
Come Round And Love Me
Speed-Date
Dream Sequence
Fine Tuning There Is no Ending
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