Arab Strap - Interview

23/07/2003, par Refau | Interviews |
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Parlons maintenant de la scène écossaise. En France, on est très impressionné par cette scène. Qu'est-ce qui fait le lien entre tous ces groupes ? C'est juste une coïncidence ?
hum... Je ne sais pas. Je n'ai jamais vraiment été conscient de son existence. Tu sais, quand tu es à Glasgow, tu connais tous les groupes, c'est dur de savoir à quoi ça ressemble de l'extérieur... Peut-être y a-t-il une piste à chercher du côté de la culture écossaise. C'est une culture très musicale mais qui accepte peu la musique alternative. Il faut faire beaucoup d'efforts pour faire ça... Et puis, les écossais prétendent toujours être des durs-à-cuire... mais c'est pas vrai !
Je sais pas si tu as déjà bu une Irn-Bru ? C'est une boisson écossaise. Ca dit tout ! Bois-en une et tu pourras être dans un groupe écossais !

C'est vrai qu'il y cette chanson en deux parties "Loch Leven" sur le nouvel album, qui emprunte beaucoup au folklore écossais...
C'est une chanson un peu barrée. Pour l'introduction, on a un peu pété les plombs.

Apparemment, tes textes sur Elephant Shoe étaient ceux d'un homme amoureux alors que ceux de The Read Thread étaient marqués par la rupture. Quelle est l'inspiration pour ce nouvel album ?
(silence)… The Red Thread racontait plutôt la certitude de la fin imminente de la relation et ça a été le cas… Le dernier album dit comment j'ai réalisé que j'étais plus heureux. Sur les cinq albums que nous avons enregistrés, les plus marrants à écouter sont le premier et le dernier. Les trois du milieu sont les albums que nous avons faits alors que j'avais une relation durable. Tu sais, je n'avais jamais vraiment été tout seul, indépendant avant et je crois que j'ai trouvé une nouvelle liberté et c'est quelque chose que tu peux entendre sur le nouvel album.

C'est vrai que cet album a une résonance plus "heureuse"…
On avait composé beaucoup de chansons minimalistes, lentes et tristes. On voulait un peu en finir avec ça, essayer de faire quelque chose de différent. Bien sur, c'est pas si éloigné que ça de ce que nous avons fait précédemment. J'en parlais avec Christophe (ndlr : Christophe Moracin, attaché de presse chevelu chez PIAS et, accessoirement, grand fan d'Arab Strap) tout à l'heure, et je lui disais que tu peux écouter ce nouvel album dans une pièce avec des gens sans avoir peur d'avoir à rapidement couper le son (rires). C'est un album de fête !

Quelle la nature de vos relations avec Chemikal ? Est-ce que c'est une sorte de famille ? ou simplement une relation contractuelle ?
Oh non, c'est vraiment une affaire de famille… c'est très étrange… Ils nous ont souvent aidés alors qu'ils n'avaient aucune raison de le faire. Ils s'occupent vraiment très bien de nous. Je suis très très content de travailler avec eux.

Mais vous avez eu une expérience sur une major…
Oui, mais ça n'a pas vraiment marché et je ne pense pas que nous re-signerons un jour sur une major. Mais ça ne veut pas dire que je regrette, on avait besoin de faire de nouvelles expériences. Ca a été très bizarre de se retrouver éloigné de Chemikal… C'était comme si on leur avait été infidèle… Et je crois que c'est ce qui nous a fait revenir chez eux… Je crois qu'on va y rester très longtemps !

C'est un label assez impressionnant. Quels en sont tes disques préférés ?
Hum… je sais pas… sûrement un truc de Mogwai. Leur dernier truc qui s'intitule "E.P." est vraiment super bien.

 

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