POPNEWS POPNEWS
POPNEWS Août 2006 - interview

> edito
accueil
> recherche

> sonic youth
andre sider af sonic...
> the accidental
there were wolves
> children of...
songs from the source
> jordan o'jordan
not style nor season...
> mud flow
interview
> indian jewelry
free gold
> jonathan richman
because her beauty is...
> devotchka
a mad and faithful...
> eric matthews
the imagination stage
> richard lewis
postcard: track by track
> mud flow
ryunosuke
> santogold
santogold
> sz
autumn leaves latin...
> willits +...
ocean fire

> newsletter



> POPdépêches
les news fraîches
> POParchives
les autres articles
> POPinterviews
les interviews
>
POPmusic
sélection de mp3
>
POPvideo
les émissions
>
POPshop
compilation et +
> POPoldies
les "vieilleries"
> POPscene
sélection de concerts
> POPlinks
les liens
> POPforum
discutaillons
> POPblog
blog
> POPredaction
contact & play-list

> fils RSS



RSS Forum
RSS MP3
RSS blog
RSS Podcast

> pub

maison de disque, labels, distributeurs: profitez de la publicité que peut vous apporter popnews. infos
rejoignez-nous : myspace
last.fm
twitter
facebook

BELLE AND SEBASTIAN

[page précédente]

Vous semblez, depuis "Dear Catastrophe Waitress", nettement plus ouverts à l'influence de musiques noires américaines, soul en particulier...
Sarah : je crois que c'était déjà le cas à l'époque de "The Boy With the Arab Strap", sur un morceau comme "Dirty Dream #2". Longtemps à Glasgow, nous avons fréquenté un club de Northern Soul qui s'appelait "Good Foot". Donc, par ricochet, nos inflexions soul ont en premier lieu eu tendance à s'orienter vers la Northern. Puis Chris et Richard se sont mis à écouter du funk. "Funny Little Frog", c'est vraiment Northern Soul, non ?
Richard : définitivement, oui.

C'est frappant de la part d'un groupe qui, longtemps, a incarné l'image du groupe britannique indie blanc archétypique…
Oui, nous sommes the Average White Band… (éclats de rire – N.d.l.r. : jeu de mots sur un groupe écossais 70's quelque peu tombé dans l'oubli, dont on pourrait grosso modo traduire le nom par "Le Groupe Blanc Moyen")

Je vous avais vu au Grand Rex en 2004, et j'avais été frappé par le contraste de perception du concert entre vos fans transis depuis l'époque "Tigermilk" et les gens qui vous découvraient juste. Les seconds semblaient ravis, tandis que les premiers criaient presque à la trahison, devant le nombre de musiciens et le côté indéniablement plus pro de votre approche de la scène. Vous arrive-t-il également de ressentir une telle "fracture" ?
Sarah : cela dépend. Aux Etats-Unis, par exemple, le public qui vient nous voir est très jeune. Ce sont des ados de 14/15 ans qui n'avaient que 4 ans quand "Tigermilk" est sorti ! Bien sûr que des gens nous suivent depuis le début aussi, d'autres ont parcouru le chemin inverse en plongeant dans nos disques antérieurs. Certains ont une préférence sur une période précise, mais je ne crois pas qu'il y ait vraiment de distinction entre deux catégories de fans.
Richard : il y a bien sûr des gens qui sont vraiment réfractaires à notre musique actuelle et qui ne jurent que par les deux premiers albums. Qu'y faire ? Toi, tu écris sur la musique, et j'imagine que tu cherches constamment à t'améliorer et affiner ton approche de la critique musicale, apprendre, encore et toujours. Personne n'a envie de faire les mêmes choses dix ans après. On cherche à s'améliorer en permanence.

Y a-t-il derrière ça une façon de dire que vous ne voulez plus être comparés aux groupes indés britanniques 80's, mais plutôt vous frotter directement aux Beach Boys et à Love, à tendre vers quelque chose de plus universel ?
Sarah : je pense que ce qui nous guide, avant tout, c'est de faire la musique qu'on aimerait entendre à la radio. On ne tient pas en effet à être assimilés à d'éternels seconds couteaux d'une scène underground. On veut provoquer chez l'auditeur cet effet de découverte d'une chanson à la radio, "woah, c'est quoi ce truc ? Ça sonne d'enfer !"
Richard : on cherche à faire la meilleure musique possible. Le fait est qu'au bout de 10 ans, on progresse beaucoup en tant que musiciens et en tant que groupe. Et il y a toujours l'idée, au moment d'enregistrer un album, de faire un disque meilleur que le précédent. Parfois ça marche, parfois moins.
Sarah : on a envie, quelque part, de proposer aux gens une musique d'une qualité supérieure à la moyenne.
Richard : comme Love qui, dans les années 60, n'a pas vendu énormément de disques, mais a fini par être reconnu comme un groupe influent.

Dans le livret de "The Life Pursuit", on trouve une étonnante interview des membres de Belle and Sebastian par des fans du monde entier. D'où vous est venue l'idée ?
Sarah : ce sont des questions qui nous ont été posées sur notre site Internet. Au départ, les fans ne se doutaient naturellement pas que tout cela atterrirait dans le livret du disque. On conserve en archives sur le site toutes les questions des fans et on s'efforce d'y répondre le plus possible. Stuart et un de ses collaborateurs, à partir de cette somme, ont fait en sorte de regrouper les questions en trois parties relativement homogènes. Plutôt que de partir dans un délire oblique, on trouvait cette idée intéressante. Elle illustre bien le fait que ce disque est vraiment un disque de groupe soudé.

Pour vous qui, autrefois, entreteniez un mystère complet et refusiez toute interview ou presque, est-ce là une envie de symboliser une transparence nouvelle ?
Sarah : ce n'est pas si nouveau, ça fait tout de même près de 5 ans qu'on fait des interviews.
Richard : depuis les débuts du groupe, en revanche, on s'efforce toujours d'entretenir une relation forte avec nos fans, de répondre à leurs lettres ou e-mails, on est consciencieux là-dessus. Quelque part, on a toujours fait en sorte de leur donner plus d'éléments de réponse et de leur parler plus intimement qu'à la presse.

[suite]