| THE
BESNARD LAKES
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Votre
premier disque est, on peut le dire, complètement
inconnu en Europe, quelle est la différence avec
celui-ci ?
Jace
: Le premier était essentiellement bruitiste,
basé sur des textures de guitare, pratiquement sans
voix avec un son assez épuisant. Nous voulions apporter
un son bizarre dans un disque pop. Ce fut sans doute excessif.
On n'avait pas super confiance dans notre chant. On les
couvrait alors par des bruits, puis on nous a dit que pour
percer il valait mieux s'appuyer sur nos chants. On sonne
plus comme un groupe maintenant.
Vous
sentez que cet album peut être un tournant pour votre
carrière ?
Jace
: Peut-être. J'espère que beaucoup de
musiciens vont apprécier notre musique.
Olga : Cet album est beaucoup plus accessible sur
toutes ses formes.
Tu
as produit pour beaucoup d'autres groupes. T'es-tu acharné
à trouver un son parfait pour le tien ?
Jace
: Je suis fan du Wall of Sound de Phil Spector, des
productions des Beach Boys, de différents styles,
la Northern Soul par exemple. C'est ce que j'avais en tête,
cela m'a donné pas mal d'idées pour la production
de cet album. En studio je peux essayer plein de choses,
et puis j'ai beaucoup d'opportunités avec la présence
d'excellents musiciens. Mais je ne veux pas prendre trop
de temps : si ça ne marche pas, j'arrête.
D'où
vient le nom de cet album ("Are the Dark Horses") ?
Jace
: C'est une sorte de surnom. Nos amis nous appellent
tous comme ça. Dans la ville où on jouait
nous étions populaires et nos amis nous enregistraient
lors de sessions et nos enregistrements existent sous le
nom de Dark Horses.
Etre
un groupe ou être dans un groupe, qu'est ce qui est
le mieux ?
Jace
: Ah très bonne question ! (rires)... Ça
dépend. J'aime être un sixième du groupe,
j'apprécie l'aide des autres... Bon sinon ce que
nous faisons n'aide pas beaucoup à améliorer
l'état du monde mais ça nous le fait supporter.
Nous ne faisons que de la musique et si ça peut aider
les gens...
J'ai
lu que vous jouiez très fort en live, pourquoi ?
Jace
: Ce n'est plus le cas. C'est ce que nous faisions
à l'époque du premier album. Tant que nous
jouions très fort nous faisions de mauvais concerts.
Puisqu'il y a plus de voix, on est obligés de jouer
moins fort pour qu'on les entende. Désormais quand
on joue fort, c'est sur des morceaux essentiellement instrumentaux.
A
quand une tournée en Europe ?
Jace
: Nous allons d'abord faire une tournée américaine
en mars, et puis la tournée européenne arrivera
en mai, juin avec une date à la Boule Noire.
Propos recueillis par Vincent Le Doeuff et Julien Bourgeois.
Photo de Julien Bourgeois.
Merci à Benjamin et à Simon.
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