Bilan 2015 - Les espoirs

27/12/2015, par , et Sandrine Lesage | Bilans annuels |
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En cette fin d'année, nous avons tendance à regarder dans le rétroviseur, en oubliant d'évoquer les espoirs que nous plaçons sur certains artistes. Nous en avons repérés quelques-uns pour vous, éparpillés sur différents continents dans des styles parfois diamétralement opposés. Rendez-vous fin 2016 pour faire le point ?

 

Bantam Lyons

Bantam Lyons

Après un premier EP remarqué (“I Want to Be Peter Crouch” en avril 2014) incluant le puissant “When Lips Turn Purple” et une sélection aux Inouïs du Printemps de Bourges 2015 (région Pays de la Loire), Bantam Lyons a asséné en octobre dernier un nouveau format court. Cinq titres, dont l’addictif “Mamad”, où la basse est tendue comme chez Interpol et la guitare tantôt s’égrène à la Johnny Marr, tantôt se distord dans une noisy-pop qui fait honneur au shoegaze de la référence assumée Slowdive.

Mais toujours ce lyrisme urgent et luxuriant, proche de l’univers d’Arcade Fire, les cuivres, les cordes et l’effet "chorale" en moins, et qui doit entre autres à l’impressionnante voix de Loïc. Une voix matérielle, parfois presque blanche, mais dont la chair donne la plupart du temps envie d’y plonger les mains pour toucher la corde sensible de leur musique. Leur premier album est déjà en boîte et paraîtra le 1er avril 2016 sur Kshantu. SL

 

The Big Moon

the big moon

Un quatuor londonien qui a sorti l'un des meilleurs singles pop de 2015 outre-Manche. Le groupe ne se contente pas de composer des mélodies incroyables, leurs textes pourraient se comparer à ceux d'un Alex Turner des débuts. Qui est capable de résister au charme d’un titre comme “The Road” ? DJ

 

Pauline Drand

pauline drand

C’est Peter Milton Walsh des Apartments, le plus francophile des Australiens – et auteur d’un des plus beaux come-backs de l’année – qui nous a mis sur la trace de Pauline Drand : autant dire qu’on s’est empressé de la suivre. La (re)prise de contact était une adaptation risquée de “Pink Moon” de Nick Drake en français, dont la jeune femme se tirait avec plus que les honneurs. En l’entendant interpréter Léo Ferré (là aussi, sur son Soundcloud), ou Françoise Hardy lors d’une lecture-concert avec Pierre Mikaïloff à la Bellevilloise en décembre dernier, on a pu constater que l’élégante Parisienne – passée par la bonne maison Microcultures – n’avait décidément peur de rien et qu’elle était capable d’imposer sans forcer sa voix et sa personnalité. Mais Pauline ne chante pas que les autres, et ses propres compositions disponibles sur un « double EP » de huit titres sorti en 2015 ne manquent pas de charme. Un classicisme et une profondeur qui font penser à Keren Ann, Françoiz Breut ou Barbara Carlotti dans sa veine mélancolique, et qu’on espère voir s’épanouir sur un long format en 2016.

 

Liss

liss

Un groupe danois capable de pondre une pépite pop comme “Try”  le jour où ses membres jouent pour la première fois ensemble mérite amplement qu’on le surveille en 2016. Le titre a été produit par Rodaidh McDonald, collaborateur régulier de The XX, qui a su apporter une touche funky et sensuelle à ce morceau qui donne envie d'un été sans fin. DJ

 

 

Arianna Monteverdi & Baby B 

monteverdi

Béatrice Morel-Journel et Ariane Monteverdi ne sont pas les premières Françaises à se prendre de passion pour les chansons traditionnelles américaines, blues, gospels ou murder ballads, anonymes ou signées de grands noms. Mais rarement en avait-on entendu une interprétation aussi habitée, pure, sans filtre, que sur leur album voix-guitare-banjo “Songs of God and Death”, sorti discrètement en octobre dernier et qu'on espère voir plus largement diffusé en 2016. Deux cow-girls de charme qu'on serait prêt à suivre jusqu'au fin fond des Appalaches (ou des monts du Lyonnais).

 

Partybaby

Partybaby

Avec seulement deux titres publiés à ce jour, ce duo de L.A. (comprenant un ex-Portugal The Man et un producteur) semble reprendre les choses là où le Girls des débuts les avait laissées. Une musique mélodique et crasseuse à la fois. On évoque aussi bien Fidlar que Tobias Jesso Jr pour les décrire. DJ

 

Pumarosa

Pumarosa

Un seul single au compteur, mais quel single ! Un titre épique et ambitieux de 7 minutes. Le titre s'est rapidement retrouvé numéro un sur Hype Machine. Ce mélange de goth, de baggy et de new wave donne l'impression d'entendre un groupe qui a confiance en lui. Vivement la suite. DJ

 

Vladimir

Vladimir

Du post-punk made in Scotland par un groupe qui a déjà séduit des pointures exigeantes comme Mark E Smith (The Fall) ou les Sleaford Mods dont ils assurent régulièrement la première partie. "In My Head", leur dernier single en date, est le titre leur a permis de passer au stade supérieur, mettant la BBC et les Libertines sous le charme. Carl Barat et Pete Doherty les ont invités personnellement à ouvrir pour les Libertines. DJ

Crédits photos : DR

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