Bilan 2015 - Les tops des VIP

01/01/2016, par la Rédaction | Bilans annuels |
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Les tops proposés par Guillaume Delcourt

Charles Berberian (dessinateur, co-auteur avec Christophe Conte de "La Française Pop")  

 

Les livres de l'année :

"Basse Fidélité" de Philippe Dumez : j’ai lu ce livre avec beaucoup de plaisir.

"Ringolevio" d’Emett Grogan : la réédition de l’autobiographie du Corto Maltese de l’underground US des années 1960.

"Vernom Subutex" de Virginie Despentes : dans le volume 2, un long passage remarquable sur l’histoire de la musique de ces trois/quatre dernières décennies.

"Super Rainbow" de Lisa Mandel : pop et très, très, très, TRÈS drôle !

"Unfaithful Music" d’Elvis Costello.

Les disques de l'année :

"I love you honeybear" de Father John Misty. J’aime sa voix, ses musiques, ses textes, les arrangements, le graphisme de la pochette et je regrette de ne pas l'avoir acheté (tout comme le premier) en vinyle.

"Mandarine" des Innocents. J’ai même le songbook, et j’essaye d’apprendre à jouer “Sherpa", la magnifique dernière chanson de ce très bel album.

"Black Yaya" de Black Yaya, aka David Herman Düne.

"Bashed Out" de This is the Kit.

"La Maison Haute" de Bastien Lallemant.    

Je ne vais pas m’étendre sur les événements marquants de cette maudite année. J’espère qu’en 2016, la connerie humaine ne se manifestera pas autant, mais j’ai des doutes.
 

Pascal Bouaziz (Bruit Noir)

Pascal Bouaziz

Voici quelques albums et chansons beaucoup écoutés cette année mais dont je suis sûr pour la plupart qu'ils ne sont pas sortis cette année.

Low : Silver Rider

Je ne me lasse pas encore de ce groupe. Et encore moins d'Alan Sparhawk dont j'aime énormément aussi le side project Retribution Gospel Choir, apparemment assez décrié pour des raisons qui m'échappent.

Retribution Gospel Choir : Hide It Away

Et dont voilà mon titre préféré, qui me rappelle Ride de l'époque du premier album, avec la vulnérabilité en plus, et dont le texte me touche particulièrement.

Kozelek & Jimmy Lavalle : Somehow the wonder of life

Tout l'album est magnifique mais cette chanson encore plus que tout le reste. Si j'ai une ambition c'est un jour d'être aussi prolixe et aussi constant et constamment pertinent et touchant que Mark Kozelek (tout en restant personnellement un être humain sympathique).

On a partagé la scène à Nantes, il y a deux ans je crois, au festival SOY, mais je ne suis pas allé lui parler, sa réputation étant une chose, une autre étant que je n'avais pas envie de me retrouver dans une chanson de lui sur le prochain album qui s'appellerait “The french singer is breaking my balls in the dressing room”.

Kozelek, c'est un peu la Christine Angot du rock américain, faut se gaffer.

The War On Drugs : Suffering

J'isole un titre pour la playlist mais il s'agit vraiment d'un album (NDLR : “Lost in the Dream”). Dont j'adore la production, le mélange boîte à rythme et vraie batterie, le son des guitares... C'est un album parfait pour rouler en voiture, de nuit, en direction de Lille ou de Calais, c'est nettement un album pour voyager dans le Nord. Très beau. Et le mec, lui, a l'air sympathique, contrairement à Kozelek. Avec qui il a eu d'ailleurs maille à partir suite à une chanson de Kozelek qui s'appelle je crois “War On Drugs Can Suck My Dick” ou un truc aussi agréable et justifié que ça. Quel con, quel merveilleux con. On dirait Lou Reed presque, et d'ailleurs...

Laurie Anderson : Bright Red

Un des plus beaux titres du monde, et une des plus belles et plus touchantes chansons d'amour... Je me suis trouvé hypnotisé cette année par Laurie Anderson, sa voix, sa manière de détacher les mots et les syllabes dans les mots. Je suis parti des premiers albums, et suis arrivé à celui-là à peu près à l'époque de la mort de Lou Reed. Il n'a jamais à mon sens été aussi émouvant que dans cette chanson-là, très conceptuelle et en même temps parfaite. Tout l'album est un sommet. Mélange de grande exigence, et de grande accessibilité.

Pour les évènements de l'année, je passe mon tour. Et mon espoir pour 2016 ? J'ai pas d'idée.
 

Jérôme Didelot (Orwell)

Jérôme Didelot

C. Duncan - Architect

Les habitants de Glasgow qui sont supporters des Rangers, relégués en Division Three en 2012, peuvent se remonter le moral avec ce jeune songwriter particulièrement doué, que j'ai découvert dans un podcast de l'excellente émission de radio "The Curve Ball".

Tobias Jesso Jr. - Goon

Des chansons comme on n'ose plus en écrire plutôt que comme on ne sait plus en écrire, mais cette simplicité naïve fait du bien.

Tame Impala - Currents

Que de production ! Que d'apparats ! On pourrait se dire que ça va être fatigant mais on se laisse piéger avec grand plaisir.

Louise Lemay - A Tale Untold

Une chanteuse anglaise à découvrir de toute urgence pour les fans de Kate Bush ou Judee Sill. Le French Londoner Louis Philippe est aux arrangements, et c'est très beau.

Chassol - Big Sun

Au-delà de l'excellente idée de Chassol et de son processus (écrire de la musique à partir de séquences filmées et enregistrées lors de voyages) il ne faudrait pas oublier qu'on a affaire à un grand compositeur.

Et puis je dois citer également Les Innocents “Mandarine”, re-formation exigeante de deux têtes pensantes qui comptent parmi les meilleurs songwriters de l'hexagone, quelques très belles chansons sur le nouveau Sheller et le premier EP de The Fiction Aisle.

Moments marquants de 2015 : Une année bornée à chaque extrémité par de si mauvais souvenirs, qui nous feraient presque oublier qu’il y a eu une Exposition universelle à Milan (et je ne prends pas cet exemple uniquement parce que c’est le titre du nouvel album d’Orwell, quoi que ça m’arrange bien). C’est malheureux comme quelques cinglés parviennent à faire disparaître au second plan tant de bonne volonté humaine.

Souhaits pour 2016 : Ces mêmes cinglés ont du même coup réussi à nous faire revoir nos espoirs à la baisse, genre “rester en vie après une soirée qui commencerait en terrasse, continuerait au stade et finirait dans une salle de concert”, ce serait déjà pas mal…
 

Philippe Dumez (auteur de Basse Fidélité)

Philippe Dumez

Les titres de l’année : Armand Méliès : Mercure / Bertrand Belin : Que tu dis / Bicep : Just / Eric Chenaux : Skullsplitter / Khruangbin : White Gloves / Ultimate Painting : The Ocean / Jens Lekman : Postcard #6 / Arlt : Les oiseaux cassent / Masayoshi Fujita : Tears of Unicorn / Delia Gonzalez : I

Les concerts : Gaspar Claus au FGO Barbara, le 21/11/15 / Chameleons Vox à Petit Bain, 26/05/2015 / Lubomyr Melnyk à la Maroquinerie, 17/10/2015 / Jozef Van Wissem à l’Archipel, 28/09/2015 / Chor Der Kulturen Der Welt, Berlin Atonal, 19/08/2015 / The Memories, Espace B, 30/04/2015

Les déceptions : Jeff The Brotherhood, Point FMR, 02/09/2015 / Billy Idol, Zenith, 22/06/2015 / Le fish & chips chez Co, 15 Rue Esclangon, 75018 Paris

Le livre de l’année : Discographie personnelle de la new-wave : Pol Dodu (The Book Edition)

Les films de l’année : Victoria de Sebastian Schipper / The Lobster de Yorgos Lanthimos

Les trois premiers tickets de concert que j'ai achetés pour 2016 : Armand Méliès, Café de la Danse 16/02/16 / Stranded Horse & Arlt, le 104, 11/02/16 / Nonkeen (Nils Frahm & Friends), Café de la Danse, 24/04/16
 

Nicholas Krgovich

Nicholas Krgovich

Advance Base - Nephew In The Wild

Bouquet - In A Dream

Peter J Brant - Facades

Deradoorian - The Expanding Flower Planet

Katie E - Sudden Fear

L.A. Takedown - L.A. Takedown

Little Wings - Explains

Marker Starling - Rosy Maze

Mount Eerie - Sauna

Nedelle Torrisi - Advice From Paradise

Moments marquants de 2015 : Faire mon nid

Souhaits pour 2016 : Je ne pense pas vraiment au futur. Est-ce mal ? 

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