Birch Book - Interview

02/07/2010, par Luc Taramini | Interviews |
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BIRCH BOOK

B ou B'eirth... Peu importe comment il se nomme. L'Américain qui s'est longtemps caché derrière In Gowan Ring ne fait pas beaucoup parler de lui mais aligne une belle discographie et des passages aussi confidentiels qu'appréciés en Europe. Troubadour et luthier égaré aux temps du numérique, il cultive à travers des chansons folk méditatives une sorte de distance aux choses qui rend sa musique fascinante. Son deuxième passage sur la terrasse du 7e Ciel, cette fois-ci sous le nom de Birch Book (dernier album en date "A Hand Full of Days"), me donne l'occasion d'en apprendre plus. Le garçon est là sur la terrasse, vêtu de blanc et pieds nus, la guitare sur les genoux, à la fois présent et dans son monde. Le micro tourne, il faut faire vite...

Birch Book, par Guillaume Sautereau

Quelle sorte de musicien es-tu ?
Je me définis comme un musicien qui explore les rêves de l'inconscient et comme une sorte de présentateur qui les transmet aux autres.

Pour toi, la musique est-elle associée au fait de voyager ?
Voyage et musique vont de pair pour moi, même si je peux aussi occasionnellement voyager sans jouer. Mais je suis souvent un peu perdu dans mes pensées de toute façon... J'aime voir des lieux nouveaux, d'autres façons de vivre, c'est un exercice salutaire pour mon esprit. Après, la présentation de la musique nécessite de voyager pour rencontrer un auditoire. C'est donc une tradition pour le musicien d'aller à la rencontre des autres.

Qu'est-ce qui t'intéresse dans le fait de voyager ?
Ce sont les échanges. La magie de présenter quelque chose de nouveau à des gens nouveaux. Tu n'obtiens pas la même magie si tu joues toujours les mêmes chansons dans le bar du coin chaque vendredi soir (rires).

Es-tu un musicien solitaire ou un musicien qui aime être en groupe ?
J'aime vraiment les deux. Ce voyage actuel m'a permis de tourner pendant deux semaines avec le groupe suédois Lisa O Piu. On a joué presque tous les jours. Et j'ai aussi pris du temps de jouer quelques concerts seul. Voyager avec un groupe c'est comme mettre en branle une caravane, il y a une sorte de changement dans la continuité. C'est quasi un style de vie à part entière.

Dans quels endroits du monde te sens-tu le mieux ?
Et bien je dirais les endroits sauvages comme, par exemple, les montagnes de Caroline du Nord, la Nouvelle-Angleterre, le nord-ouest. Dans ces endroits, j'y trouve une sorte d'énergie naturelle qui stimule ma créativité.

C'est important pour toi de te sentir proche de la nature ?
Disons que je suis quelqu'un d'un peu fragile qui recherche une certaine protection au contact de la nature. J'essaie de m'en nourrir quand je retourne en ville mais c'est difficile car il y a toujours la pression des autres, l'architecture des villes, toutes ces choses qui vont à l'encontre des règles de la nature.

Birch Book, par Guillaume Sautereau

As-tu fait un choix de vie ?
Oui quand j'étais jeune, j'ai fait des choix... Des choix qui tiennent compte de mes propres inclinations, intuitions et logique plutôt que de la pression familiale ou de la société. Jeune, j'ai été confronté à l'environnement religieux de mes parents (Sa mère est issue d'une famille mormone, NDLR), si bien que cela m'a amené à un questionnement plus général sur les réalités sociales.

 

 

 

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