> edito
accueil
> recherche
> mgmt
oracular spectacular
> quelques...
2ème partie : the...
> deus
interview
> edwyn collins
paris, le nouveau...
> throw me the...
moonbeams
> osso exotico...
s/t
> mc homeless
trapped under an ohio...
> tahiti boy...
good children go to...
> vale poher
3 x 2
> barbara carlotti
l'idéal
> grand archives
the grand archives
> vampire weekend
vampire weekend
> phoebe killdeer
interview
> quelques...
1ère partie : alan...
> newsletter
> POPdépêches
les news fraîches
> POParchives
les autres articles
> POPinterviews
les interviews
> POPmusic
sélection de mp3
> POPshop
compilation et +
> POPoldies
les "vieilleries"
> POPscene
sélection de concerts
> POPlinks
les liens
> POPforum
discutaillons
> POPblog
blog
> POPredaction
contact & play-list
> fils RSS







> pub
maison de disque, labels, distributeurs: profitez de la publicité que peut vous apporter popnews. infos
rejoignez-nous :
myspace
last.fm
twitter
facebook
|
|
BLACK WIRE
Avec un premier album sous le bras,
les sympathiques membres de
Black Wire entendent bien conquérir
les contrées françaises comme
ils ont déjà séduit leur ville
natale, Leeds. Même si leur
disque n'est peut-être pas
ce que 2005 a proposé de plus
inoubliable, c'est tout le
mal qu'on leur souhaite : l'argent
des ventes leur permettra peut-être
de se payer le coiffeur.

Sur
votre site, vous dîtes vouloir que les gens vous aiment
ou vous détestent. Mais au fond, qu'est-ce que vous préférez
?
Je
crois que j'aime vraiment
mieux quand les gens nous aiment. Oui, financièrement les
conséquences sont plus
agréables. (rires) Et ça nous rend plus heureux
aussi, il faut dire.
Est-ce
qu'il y a des raisons particulières qui pourraient
faire que les gens vous détestent ?
A part des affinités personnelles, je ne vois pas ce
que ça pourrait être. Nous mettons beaucoup de
passion dans ce que nous faisons, et
il se peut que ça attire
en retour des réactions assez passionnées. A nos
débuts notamment, il y avait beaucoup de "négativité passionnée".
(Rires) Quand nous nous produisions
sur scène, les gens
avaient du mal à concevoir que nous utilisions une boîte à rythmes,
et ne voulaient pas nous accepter
comme un groupe à part
entière, simplement parce que nous utilisions ce genre
de matériel. Maintenant, c'est plus passé dans
les mœurs. Les gens ont eu besoin d'un peu de temps pour
comprendre pourquoi on avait
recours à ça.
Et
sans doute aussi, parce
que c'est devenu une pratique
de plus en plus courante
aujourd'hui.
Oui. Quand j'ai vu les Kills
en concert, je voyais un groupe
sur scène, et je n'ai
même pas prêté attention au fait qu'ils utilisaient
une boite à rythmes. J'en ai pris note, mais je ne me
suis pas posé de questions quant à ça.
Je ne comprends pas pourquoi ça interpelle autant les
gens et pourquoi ils cherchent toujours à y trouver une
explication.
Bon,
je ne vous pose pas la question
alors... Sur le papier,
votre musique s'apparente
beaucoup à un certain courant à la
mode, du rock énergique très influencé par
les années 70 et 80. Malheureusement, beaucoup de groupes
sont passés par là avant vous. Qu'est-ce qui fait
votre différence ?
Je pense en effet que beaucoup
de groupes actuels sonnent
comme dans les eighties, comme
The Bravery ou The Killers. Je ne crois pas que nous ayons les
mêmes
influences que ces groupes,
Duran Duran, ce genre de choses.
J'ai tendance à être sur la défensive quand
on nous assimile aux années 80. On ne peut évidemment
pas nier l'influence massive
qu'ont eu sur nous certains
groupes des années 80 comme
The Jam, The Specials, ou The
Cure. Mais notre volonté n'est
pas du tout de reproduire un
son qui avait cours à cette époque.
Pour moi, il n'y a qu'une chanson
sur l'album qui sonne vraiment
étro.
Je pense que ce qui nous décrirait pas mal serait le
terme de "dark pop" que certains journalistes ont
employé à notre sujet. Mais on ne peut pas vraiment
se décrire nous-mêmes. Il y a déjà eu
pas mal de rapprochements et
de tentatives faites en ce
sens.
Vous
vous décrivez pourtant assez bien avec le nom que
vous avez choisi. Doit-on le comprendre comme une référence
explicite à Wire ? Sachant que votre disque peut permettre
le rapprochement...
Pas vraiment en réalité. Il se trouve que le nom
va bien à la musique et vice versa. Mais nous avons rencontré le
bassiste de Wire, et il pensait aussi que c'était une
référence. Ça lui a d'ailleurs fait très
plaisir. (Rires) Il pensait qu'on voulait s'annoncer comme une
version gothique de Wire. Mais j'aime beaucoup ce groupe. "Pink
Flag" est sans doute mon album préféré.
On
peut penser aussi aux Clash
en écoutant
Pourquoi pas ? C'est vrai
que lorsque nous enregistrions
le disque, nous écoutions
beaucoup les albums des Clash.
Ce que j'aime surtout chez eux, c'est la nature éclectique de leur musique,
qui peut mêler du punk, du reggae, du ska, de la pop. Ce
qui est drôle c'est que dès que quelqu'un nous
parle de notre musique, il
cite de nouvelles références...
Qu'est-ce
que vous avez déjà eu
?
Nous avons eu droit à des trucs très bizarres
: "Sisters of Mercy meets Joy Division". C'était
un journaliste belge. On nous a aussi rapproché des Kaiser
Chiefs, ce qui me semble assez étrange. Mais aussi d'Elastica,
ce que nous avons plutôt pris comme un compliment parce
que nous sommes assez fans
de ce groupe.
Quels
sont vos véritables modèles
alors ?
Nous écoutons beaucoup de Birthday Party. Nick Cave est
une grande référence, et son premier groupe est
assurément quelque chose que nous avons souvent en tête.
The Jam est certainement la raison pour laquelle j'ai voulu être
dans un groupe de rock. J'aime beaucoup Richard Hell également.
Plus récemment, The Cribs ou Maximö Park m'ont bien
plu.
Je
n'aurais pas deviné que vous étiez des fans
de Nick Cave, même si, en effet, votre musique a ce quelque
chose d'un peu sombre. Est-ce
que c'était
votre intention de faire un
disque de musique dansante avec un arrière-fond plus
noir
?
Il n'y a pas de raison de faire
un disque que vous n'écouteriez pas vous-même.
Nous sommes contents si les
gens y trouvent leur compte
et peuvent danser. Nous voulions
donc garder quelque chose d'assez
sombre, mais nous tenions vraiment à ce que ce soit un
album de pop.
Mais ce n'est pas vraiment
une décision si consciente que ça de faire
quelque chose qui ait ce côté sombre. C'est sorti
comme ça. C'est juste un reflet de notre état
d'esprit à ce
moment là.
Mais il y a aussi une part de sarcasme ?
Je pense qu'il y avait de l'excitation
dûe au fait qu'on se réunissait pour la première
fois dans ces conditions
pour enregistrer, et l'enthousiasme
qu'on éprouvait
sur le moment se ressent
peut-être
sur le disque sous forme
d'ironie ou de second degré.
Quelque chose d'un peu enjoué. Nous ne sommes pas des
gens dépressifs en tout cas.
C'est
votre premier album, mais
vous êtes apparemment
perçus comme des stars locales à Leeds, où vous
avez beaucoup joué. Est-ce que vous auriez pu enregistrer
cet album ailleurs ?
Certainement pas. Ça aurait sonné tout à fait
différemment. C'est vraiment primordial dans notre approche
de la musique. Il y a tant
de choses qui se passent à Leeds.
Deux d'entre nous y ont vécu depuis que nous sommes
gosses. Il y a une communauté là-bas, nous y avons
nos habitudes, notre réseau. Il y a une part de Leeds
dans ce disque.
Propos recueillis par Jean-Charles Dufeu
|