> edito
accueil
> recherche
> jp nataf
paris, la cigale, 15...
> good shoes
no hope, no future
> josh rouse
el turista
> e-grand
s/t
> chapelier fou
interview
> yeasayer
odd blood
> double u
pineapple dream
> the tiny
gravity & grace
> babybird
ex-maniac
> julien pras
interview
> roken is...
interview
> jp nataf
interview
> oh no ono
eggs
> newsletter
> POPdépêches
les news fraîches
> POParchives
les autres articles
> POPinterviews
les interviews
> POPmusic
sélection de mp3
> POPvideo
les émissions
> POPshop
compilation et +
> POPoldies
les "vieilleries"
> POPscene
sélection de concerts
> POPlinks
les liens
> POPforum
discutaillons
> POPblog
blog
> POPredaction
contact & play-list
> fils RSS







> pub
maison de disque, labels, distributeurs: profitez de la publicité que peut vous apporter popnews. infos
rejoignez-nous :
myspace
last.fm
twitter
facebook
|
|
BLONDE
REDHEAD – Misery Is A Butterfly
(4AD / Beggars Banquet)
Il
aura donc fallu attendre près de 4 ans pour qu'enfin
arrive le successeur de "Melody Of Certain Damaged
Lemons". Quatre longues années sans rien
(ou presque) à se mettre sous la dent avant qu'enfin
Kazu Makino et les frères Pace, orfèvres
pop et prétendants au trône de plus grand
groupe de l'univers, daignent finalement sortir de
leur tanière. Rassurons-nous, cette terrible attente
n'aura pas été vaine tant il semble
que durant cette éprouvante période d'hibernation
leur chrysalide pop-noisy lumineuse se soit transformée
en papillon céleste. Secondés aux manettes
par Guy Picciotto, génial démiurge échappé de
Fugazi déjà à l'œuvre sur
"In An Expressive Of The Inexpressible", les Blonde
Redhead nous offrent une nouvelle fois la lune. Soit un
opus aérien à haute teneur en mélodies
solaires, une galette aux allures de space cake, une capsule
spatiale enchantée. "Misery Is A Butterfly",
c'est un peu "Bienvenue dans l'hyper
espace". Au gré des compositions, on passe
de la contemplation béate ("Anticipation",
ou le très pop "Maddening Cloud" et
sa batterie déchaînée), à la
tristesse la plus insondable ("Messenger", "Falling
Man") avec cette délectation propre à la
dégustation des grands crus millésimés.
Comme à l'accoutumée sur les albums
du trio, on retrouve avec un même plaisir ces chansons
bouleversantes qu'on jurerait chippées à un
convoi d'anges sous hallucinogènes : les arrangements
de cordes, complexes et chatoyants, sont de toute beauté,
et le reste de l'orchestration est du même
acabit. Se démarquant définitivement de l'ombre
parfois envahissante de leurs parrains Sonic Youth et de
la scène noise new-yorkaise (les guitares, autrefois
omniprésentes, s'effacent ici au profit de
claviers enchanteurs), le groupe donne enfin la mesure
de son indéniable talent, et signe avec ce sixième
album au doux parfum d'Eden son plus beau disque.
Magistral.
Jan
Elephant Woman
Messenger
Melody
Doll Is Mine
Misery Is A Butterfly
Falling Man
Anticipation
Maddening Cloud
Magic Mountain
Pink Love
Equus
|