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CALVI
ON THE ROCKS - 4-7 Juillet 2008
Introduction
premier soir
deuxième soir
Le
dimanche, même combat. Passons directement à
la musique, puisque c'était clairement le soir le
plus électrique. Désolé pour les fans
de Toilet Disco qui aimeraient avoir une
ligne sur leur groupe culte, mais il fallait tout de même
profiter de la plage une dernière fois... Quand nous
arrivons, les Belges en costard blanc de Soulwax
mettent le feu aux cactus, décidément très
professionnels sans être rabat-joie. C'est avec plaisir
que nous retrouvons ensuite Para One, qui
nous avait ravis en 2006 avec son album Epiphanie. Avons-nous
vieilli prématurément ? Para cogne encore
plus fort qu'avant, enchaînant remix et nouveaux titres
qui envoient énormément de signaux à
la seconde aux cerveaux disponibles ce soir-là. Derrière
ses lunettes noires et son Mac, il est sans pitié.
Ça marche. Tout le monde se presse devant le scène
pour le début du live des 2 Many DJ's
(les frères Stephen et David Dewaele, de Soulwax)
qui n’hésitent pas à ressortir certains
tubes qui les ont rendus célèbres. C’est
sous une ovation méritée qu'ils enchaînent
leurs collages bâtards et populaires, de Carlos à
The Prodigy. Tout le monde danse, tout le monde s'aime,
tout le monde consomme : c’est l'apex libéral-libertaire
du festival ! En aparté, allongés au
sommet de la citadelle, nous admirons les étoiles
filantes puis un nouveau lever de soleil, qui eux sont encore
gratuits.
Et
c'est avec regret que nous repartons lundi, sans avoir vu
les gars de Nôze dont on nous vantait
les mérites. Davantage que la musique (désolé,
mais ces temps-ci c’est plutôt Charles Mingus
et Django Reinhardt ma tasse de thé, pas le son binaire
et numérique), nous retiendrons surtout l’incroyable
paysage de la Balagne, les charmants organisateurs du festival
et leur sens de l’accueil, et une parenthèse
onirique de quelques jours comme on en fait difficilement
ailleurs. Les artistes ne s'y trompent pas : ils viennent
aussi à Calvi on the Rocks prendre des vacances,
qui leur permettent d'oublier un instant les chiottes chimiques
de Carhaix ou de Belfort et les loges poisseuses des clubs
souterrains des villes de grande solitude...
Arthur Gautier
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