Camera Obscura - Interview

06/05/2009, par Pauline Le Gall | Interviews |
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CAMERA OBSCURA

Qu'est-ce que ça change pour vous d'être signé pour cet album sur un label prestigieux comme 4AD ?
Kenny : C'est un changement important, surtout en Angleterre. Ça nous permet d'avoir les ressources nécessaires pour faire ce que l'on veut vraiment faire, alors que dans un petit label, ces ressources peuvent manquer. C'est important au vu de l'état du marché du disque.
Lee : C'est aussi très enthousiasmant pour nous d'avoir un album qui sort partout dans le monde à la même date, c'était toujours fragmenté auparavant.
Carey : C'est aussi important d'avoir l'approbation du label, on est un groupe signé chez 4AD et c'est une marque que les gens respectent et qui peut permettre à certaines personnes qui font confiance au label de nous découvrir.
Tracyanne : Ca nous donne d'avantage de crédibilité.
Lee : Désormais certaines personnes en Angleterre qui nous ignoraient écrivent des critiques positives sur l'album.

Tracyanne, on a l'impression que vous maîtrisez de mieux en mieux votre voix. L'avez-vous particulièrement travaillée ?
Tracyanne : J'ai moins de complexes à être la chanteuse du groupe. Ca ne m'a pas demandé de travail particulier, j'ai juste pris confiance en moi avec l'album "Let's Get Out of this Country". Depuis, ma voix sonne différemment, nous nous sommes tous améliorés.

La pochette de cet album est aussi très différente. Est-ce que ça marque une différence dans l'esthétique du groupe ?
Tracyanne : C'était un choix. Nous avions un thème commun à tous les artworks du groupe, un choix conscient dû aux influences des pochettes des Smiths ou des Go-Betweens. On utilisait simplement des photos. En évoluant, on a eu envie de ne pas rester en territoire connu et de saisir l'opportunité d'un changement. On a fait écouter le disque à l'artiste Julie Annis qui s'est occupée de cette pochette. Elle a peint ce visuel et elle a fait du très bon travail. Mais il y a quelque chose dans cette pochette qui fait qu'on reconnaît que c'est l'un de nos disques. Toutes ces pochettes reflétaient le propos des chansons.

Camera Obscura, par Donald Milne

Hier lors du concert, vous avez demandé au public de ne pas télécharger votre album illégalement. Que pensez-vous de l'état de l'industrie du disque ?
Tracyanne : il faut être optimistes, et se dire que ça va changer, et que le public va commencer à soutenir les artistes qu'il aime...
Lee : Si les groupes peuvent commencer à gagner de l'argent grâce à internet, ça peut s'arranger. Il faut s'adapter à ce qui est déjà en train d'arriver.
Tracyannne : Bien sûr, on peut vendre autre chose, comme du merchandising, mais on ne peut pas ignorer le fait qu'on a passé beaucoup de temps à faire ce disque, qu'on a fait des sacrifices pour qu'il voit le jour et on ne veut pas le donner. C'est déjà assez difficile de gagner de l'argent et de survivre dans l'industrie musicale.

Hier vous avez dit que c'était seulement votre deuxième concert à Paris depuis le début du groupe. Allez vous essayer de tourner plus souvent à Paris et en France ?
Tracyanne : La France est un territoire que nous n'avons pas eu l'opportunité d'explorer pour le moment. Mais on a toujours voulu venir jouer en France et en Italie. Le concert d'hier soir nous a prouvé qu'il y avait un public pour nous en France !

Propos recueillis par Pauline Le Gall
Merci à Laurent et Yannick
Photos par Donald Milne.

A lire également, sur Camera Obscura :
l'interview (2006)
la chronique de "Underachievers Please Try Harder" (2003)
la chronique de "Biggest Bluest Hi-fi" (2002)

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