| CENTENAIRE
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Est-ce que vous vous
autorisez une marge d'improvisation ou de digression en
concert ?
Stéphane : Pas encore. Moi j'aimerais aller vers
ça parce qu'on le vit déjà en répétition
et que c'est très agréable.
Damien : On développe
certains passages, notamment pour Axel à la guitare
mais ce n'est pas vraiment de l'impro. C'est une première
étape.
Aurélien : Conceptuellement,
l'improvisation, c'est autre chose qu'un solo dans un morceau
construit. Je pense qu'il y a débat. Je ne suis pas
forcément convaincu de l'intérêt d'improviser
sur scène…
Aujourd'hui, vous
vous consacrez uniquement à ce groupe…
Damien : Non, on a tous des projets solo que chacun gère
à son rythme. Moi, j'ai un album qui est presque
fini. Stéphane bosse sur un album à côté
et produit des disques. Axel fait ses morceaux de son côté,
Aurélien prépare un live. Ceci dit, Centenaire
représente un gros travail de groupe. On se voit
beaucoup.
Avez-vous déjà
pensé faire évoluer la formule actuelle (violoncelle,
charango, batterie, guitare) ?
Aurélien : La formule évolue par elle-même
plus que par une envie concrète.
Damien : Quand Stéphane
est arrivé, il a fallu intégrer le clavier
et la batterie en plus. Maintenant, qu'ils ont trouvé
leur place, on va peut-être avoir plus de recul, savoir
mieux utiliser tous nos instruments ensemble.
Stéphane : Ce que
j'aime bien dans Centenaire, c'est que c'est une formule
super légère. Je ne suis pas sûr d'avoir
envie qu'il y ait beaucoup plus d'instruments.
Damien : Si évolution,
il y a, ce serait plutôt au niveau de l'enregistrement.
Cet album, on l'a capté dans une pièce en
direct, sans retravailler derrière. On a déjà
parlé d'enregistrer un album en studio avec un ingénieur
du son, de la production. C'est un objectif.
A quel moment Chief
Inspector s'est-il greffé à votre projet ?
Aurélien : Assez tard, en fait. On avait déjà
la moitié de l'album et on cherchait un label.
Damien : On en a démarché
plusieurs. Chief s'est montré le plus enthousiaste.
Ça a tout de suite bien fonctionné entre eux
et nous.
Chief est un label
plutôt jazz et vous, vous venez du rock indé.
Comment vous sentez-vous dans ce milieu un peu particulier
?
Stéphane : C'est vrai que lorsqu'on a participé
au festival Chief Inspector en juin, on était un
peu fébrile au milieu de tous ces vrais musiciens.
Damien : Oui, mais ce n'est
pas vraiment le même propos. L'idée, pour nous,
c'est de faire des chansons. Donc, on reste dans ce cadre-là
et tout va bien.
En tout cas, votre
formule semble pouvoir se prêter à des collaborations,
y avez-vous déjà songé ?
Damien : Oui. On a déjà évoqué
l'idée de faire des morceaux avec plein d'invités
et des instruments différents. Par exemple, Cécile
de Colleen et sa viole de gambe. En théorie les idées
ne manquent pas, après, il faut trouver le temps
et les moyens de les concrétiser.
Pour finir, pourquoi
Centenaire ?
Damien : Ça va te paraître con mais c'est en
voyant un arbre. Je me suis dit, il faut que le groupe s'appelle
Centenaire. On va souvent dans une maison à la campagne
située dans un grand parc. L'intérieur est
un peu désuet. Le mot collait bien à l'atmosphère
du lieu.
Propos recueillis par
Luc Taramini
Photos de Julien
Merci à Olipe
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