Les petits papiers de Charlotte - Zita Swoon la face cachée de dEUS

25/05/1999, par Charlotte Sometimes | Autre chose |
  • Facebook
  • Twitter
| permalien

ZITA SWOON - La face cachée de dEUS

Après deux ans de bons et loyaux services au sein de dEUS, Steff Kamil Carlens, bassiste et seconde voix s'éclipse, embarquant Tom Pinters des excellents Evil Superstar au passage et créé son propre groupe, Moondog Junior, qui, à la demande du chanteur américain Moondog, change de nom et devient "celle qui désire beaucoup", Zita Zwoon.


Car chez Steff, la musique est une question de vie, d'amour, il a préféré quitter le succès grandissant de dEUS où il n'était pas parfaitement libre d'exprimer ses envies pour se consacrer entièrement à un petit projet qui lui tenait à coeur. Et le petit projet grandit. Steff y prend le rôle principal, au chant, et au piano, à la guitare, au mélodica soprano, aux percussions, ou ailleurs, c'est indéniable, Steff définitivement instrumentalisme peut être placé au rang de génie.


zita

Leur premier album "Everyday I Wear A Greasy Black Feather On My Hat" entre pop/folk/rock fait preuve d'un talent énorme, d'une originalité toute fraîche et d'une gaieté rare. Ils s'attaquent ensuite à la B.O d'un film de Murnau qui sera leur première création en tant que Zita Zwoon, album doux, jazzy à souhaits, agrémenté de sons multiples comme la foudre ou la pluie, enfin leur dernier album "I Paint Pictures On A Wedding Dress" confirme toute la beauté intérieure de ce groupe hors du commun, un opus digne d'une musique de fond d'un magasin de jouet tant elle est douce et magique, un son acidulé adorable, où la voix de Steff nous fait danser et où la musique nous porte.


Leur concert au New Morning le 21 avril dernier fut un régal, une perle, une sensation étrange, comme du bonheur… allez savoir…Steff surexcité danse, saute partout, se remue avec une grâce féminine rare, des étoiles pleins les yeux, répétant son petit "merci souvent, vous être très gentils" avec son petit accent d'Anvers, un groupe en totale harmonie, qui rit, heureux de jouer, et depuis longtemps je n'avais pas vu un public danser, chaque personne le sourire aux lèvres, le corps remuant. Le groupe enchaîne anciens et nouveaux morceaux avec une énergie fulgurante, de "Jintro And The Great Luna" mixé au

"Requiem pour un con" de Gainsbourg (que dEUS avait mixé à Hottellounge lors de leur premier passage à paris à l'Erotika le 2 février 1995) à "She = like meeting Jesus", passant de la disco à la pop avec une facilité déconcertante.

Pourquoi se priver de choses qui ravissent quand elles sont si simples ?


Charlotte [sometimes]

Petit arbre généalogique d'une grande famille de musiciens belges qui refusent que l'on fasse état d'une quelconque scène Anversoise :

zitafamily

 



NB : C'est Rudi de dEUS qui peint toutes les pochettes de ce dernier ainsi que celles de Kiss my Jazz et Gore Slut ... mais non, il n'y a pas de famille ...

 

les derniers articles


»» tous les articles
»» toutes les chroniques de disque
»» tous les posts du blog
»» tous les CR de concerts et festivals
»» toutes les interviews