Cheval Blanc - Track by Track

29/11/2010, par Luc Taramini | Track by track |
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Volume 2 : "Révolutions"

Les amants morts
Version de la session chez Léonard Mule (poisson barbu), la même dont furent tirés "A la mort du monde" et "Viens dans mes bras", au printemps 2009 je crois. Dans un de mes premiers poèmes j'écrivais : "L'amour et la mort sont deux mèches emmêlées" ; la conjonction de ces deux thèmes perdure dans mon esprit. L'écriture et l'harmonie ont quelque chose de très traditionnel, de très "chanson française", c'est très assumé. J'avais dans l'idée d'écrire un classique, je ne sais pas si j'ai réussi. Je reviendrai sur cette copie en temps voulu, mais je suis très heureux que cette version pure et crue existe désormais.

La révolution est un jeu d'enfant
Je n'ai jamais vraiment tiré au clair toutes les pistes que m'ouvrait une telle phrase. Longtemps elle m'a suivi (elle est aussi présente dans "Le baiser") comme un mystère, un secret, une énigme. Évidemment j'en ai quelques clés, plutôt secrètes. Ce que je peux pourtant dire c'est qu'elle me fut inspirée il y a quelques années quand j'ai découvert un grand buste de Robespierre planté là, dans ce jardin d'enfants près de chez moi (de plus face au théâtre). Tout ceci fut fait chez moi, plutôt la nuit, et parle de chez moi, de mon lit. Je ne retoucherai pas.

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Ma ville
Ou "A la terrasse du Rêve", j'ai longtemps hésité entre les deux titres. La ville en question est Paris personnellement, peut-être en sera t-il autrement pour quelqu'un d'autre, je m'en réjouis d'avance. "Le Rêve" était un bar de Montmartre tenu de main de maître jusqu'à deux heures du matin chaque soir par une grande dame du quartier et de Paris, Elyette Planchon. Elle m'a souvent écouté derrière le vieux comptoir qui l'avait vu grandir et qui m'a vu grandir comme nombre de Montmartrois d'adoption. J'y ai passé ma vie. Elyette a vendu, elle est partie faire le tour du monde et le rêve n'est plus. Je ne sais plus quand j'ai enregistré cette version, sur ma cordes nylon, chez moi.

Du chaos
Une autre de mes chansons fétiches, c'est grâce à elle que le nom de Cheval Blanc fut entériné, après qu'un jeune journaliste en eut parlé. Même époque et système que "Le baiser" : Hervé à la batterie dans ma petite chambre dionysienne un après-midi, mes débuts au clavier, un solo de poésie (pourquoi pas !?). Il y est question de philosophie, de science, d'art et de politique. Le temps décidera si elle doit être refaite, je n'en suis pas sûr, tant cette version est importante dans ma mythologie perso et dans ma petite histoire naissante. Mais il est possible que je lui fasse un double gémellaire, un jour.

Aclarté
Enregistré chez moi avec trois bouts de ficelles et un orgue italien poussif. Une chanson sur le cosmos et ce qui nous reste caché, la réalité, l'aréalité. La matière manquante qui nous entoure cependant. Une chanson d'amour scientifique et mystique. La musique essaie de rendre ce sentiment d'extase, de béatitude et de mystère.
Un clip existe fait un drôle de matin, seul avec mes lunettes noires et un maracas.


Aclarté

Médaille
Un texte abscons plein d'images personnelles et secrètes. Le piano fut rajouté longtemps après la prise guitare/voix. Et le dernier couplet comme une vision, comme un programme, comme un don.

La sagesse comme unique plan de bataille
La nature comme unique idole
L'amour comme unique gondole
La soupe primitive des futures médailles

 

Propos recueillis par Luc Taramini
Photos par Jean-Philippe Albe
Merci à Thomas

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