Cinerama - Torino

17/07/2002, par Fred Tuc | Albums |
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CINERAMA - Torino
(Scopitones) - Site

CINERAMA - TorinoIl nous fait le coup à chaque fois le père Gedge. Que ce fût sous l'étiquette du bouillant The Wedding Present ou désormais avec le plus calme Cinerama, il parvient toujours à susciter l'excitation chez ses fans dès qu'une nouvelle oeuvre voit le jour. Pourquoi ? Probablement parce que l'on sait qu'on sera difficilement déçu tellement il pilote son globule (tantôt rouge, tantôt blanc) dans les mêmes artères, toujours en direction du cœur. Alors oui, certes, une fois de plus Torino est tout sauf un virage à 180 degrés. Et après ? Cinerama n'est pas Radiohead, mais n'est pas non plus Hefner.

En fan transi, c'est donc avec l'impatience et les gestes maladroits d'un jeune puceau que je déchire le délicat cellophane du dernier album de Cinerama, avec l'espoir de revivre à nouveau ce sentiment de partager avec David Gedge des moments d'intime complicité, de me sentir moins seul dans les déceptions amoureuses, les amours manquées et les frustrantes incompréhensions.

L'amour. La voilà principale préoccupation de cet anglais originaire de Leeds. C'est vrai, il aurait pu tomber sur plus tarissable comme source d'inspiration. Néanmoins, rares sont les auteurs qui peuvent se vanter de n'aborder qu'un seul (ou presque) sujet en faisant mouche à chaque fois. En cupidon de la souffrance affective, David Gedge décoche ses flèches, et chatouille les cicatrices disséminées dans le souvenir de l'autre… si péniblement oublié(e).

Prônant le tout-pop sur l'excellent "Va Va Voom", Cinerama accentue le contraste sur Torino et confirme la tendance du non moins excellent "Disco Volante" en lorgnant parfois du côté de ces guitares brûlantes, si chères à feu The Wedding Present. Difficile de ne pas penser à un ancien fumeur désirant goûter à nouveau à l'ivresse nostalgique et au danger de "juste une taf" dans une soirée retro-branchée. La voix de Sally Murrel quant à elle s'accorde toujours à merveille avec celle du dandy ténébreux, tandis que les cordes prennent une place toujours plus importante, posant quelques perles de délicatesse à côté de boules de nerfs power-pop.

Ni meilleur, ni moins bon que les deux premiers albums du groupe, "Torino" est aussi jouissif et toujours aussi revigorant que ses prédécesseurs et donc chaudement recommandé. Cinerama continue de tracer sa route, imperméable aux modes éphémères, et c'est tant mieux.

Fred

And when she was bad
Two girls
Estrella
Cat girls tights
Airbone
Quick, before it melts
Tie me up
Careless
Close up
Starry eyed
Get up and go
Get smart
Health and efficiency

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