> edito
accueil
> recherche
> vandaveer
grace and speed
> wolf parade
at mount zoomer
> sigur rós
eð suð í eyrum við...
> christophe
aimer ce que nous sommes
> calvi on the...
4-7 juillet 2008
> tv glory
s/t
> paul bevoir
in days of wonder
> the notwist
the devil, you + me
> lyrics born
everywhere at once
> windsor for...
how we lost
> olivier brion
track by track
> costa music
lighter subjects
> fragments de...
musique du crépuscule
> tricky
knowle west boy
> newsletter
> POPdépêches
les news fraîches
> POParchives
les autres articles
> POPinterviews
les interviews
> POPmusic
sélection de mp3
> POPvideo
les émissions
> POPshop
compilation et +
> POPoldies
les "vieilleries"
> POPscene
sélection de concerts
> POPlinks
les liens
> POPforum
discutaillons
> POPblog
blog
> POPredaction
contact & play-list
> fils RSS







> pub
maison de disque, labels, distributeurs: profitez de la publicité que peut vous apporter popnews. infos
rejoignez-nous :
myspace
last.fm
twitter
facebook
|
|
THE CONCRETES - In Colour
(Capitol / EMI)
[site] - acheter
ce disque
Et
si la (haute) fidélité était une question
de latitude ? En veillant
sur les essences primitives
de la pop et du rock,
les Scandinaves ont montré qu'ils n'avaient
que faire des vapeurs
modernistes cultivées en contrebas.
Une science du passé qui fait de pays comme la Suède
ou le Danemark les foyers
d'un activisme rétrograde et d'un
purisme auxquels seule
l'Ecosse des Pastels
et de Belle & Sebastian
a pu prétendre avant eux. Des Raveonettes aux Concretes,
des Legends aux Accidents,
un courant d'air froid
rend enfin une virginité
à l'eurovision...
Respectivement
chanteuse, guitariste et
batteuse, Victoria Bergsman,
Maria Eriksson et Lisa Milberg
forment The Concretes à Stockholm
en 1995. Bientôt rejoint par un backing band en tergal,
ce girl group moderne va devenir
un croisement improbable entre
Angels, Tornados et Velvet
Underground, le tout sous influence
Stereolab. Une nostalgie foutraque et teintée
d'irrévérence qui explose sur les deux premiers
EP du groupe (réunis en 2000 sur "Boy, You Better
Run Now"). Les codes se durciront
fin 2004 avec The Concretes,
grand disque malade qui les
verra quitter l'indie timide
de leurs débuts pour
une pop à forte vocation
lumineuse, débarrassée du spectre encombrant
de Joe Meek. Plus qu'un chef
d'œuvre, un soleil noir...
Ces
jours-ci nous arrive justement
"In Colour", un second album
au titre préoccupant tant la relecture glaciale
et monochrome des Suédois faisait jusqu'alors des
merveilles. Pourtant, dès les premières mesures
d'"On The Radio", l'ombre rassurante de Burt
Bacharach plane sur tout ce
qui ressemble de près
ou de loin à un clavier ou à un cuivre. La
palette musicale se montre
plus large. Par ses arrangements
subtils et son chant fragile,
le monumental "Sunbeams" tient
la dragée haute aux bonbons à l'opium du premier
album. Le single "Chosen One", malgré une
tournure crétine de générique télé seventies,
finit par remplir très honorablement son rôle
d'attrape-nigauds. A mi-parcours, "Tomorrow" apporte
une sophistication et un cachet
incroyable à la mélancolie
gauche de Victoria Bergsman.
Enfin, cuivres et violonades
country se marient divinement
bien sur un "Ooh La La" qui
emprunte beaucoup au mythe
du cowboy scandinave.
Sur
la longueur, l'album souffre
d'une comparaison facile
mais inévitable avec son
prédécesseur.
Plus ambitieux, plus réfléchi, moins intime,
moins singulier, on perd une
partie du charme au profit
d'un début de formule.
Si les mélodies n'ont rien
perdu de leur délicieux venin, le groupe n'évite
pas toujours les remontées de glucose ("A Way
of Life") ni la niaiserie absolue ("Your Call" en
duo avec le pénible Romeo Stodart des Magic Numbers).
Sur "Grey Days", le chant échoue à la
guitariste Maria Eriksson qui
convoque l'esprit diabolique
de Dolores "Cranberries" aussi
sûrement qu'au
sein de son ignoble duo country-pop,
Heikki. "Fiction" marque
une tentative désastreuse de sonner "new-yorkais" quant à "Song
for The Songs", il s'agit du morceau idéal pour
aller parader en costume de
dindon dans une émission
pour enfants. La cohérence n'a pas été votée à l'unanimité ce
coup-ci...
Ce qui séduit chez
les Concretes, c'est le décalage
constant qui existe entre
leurs fantasmes musicaux
et leurs origines nordiques.
Il y a un monde entre les
deux, un gouffre qu'ils n'ont
eu de cesse de ne pas combler
totalement, quelque chose
d'un exil scandinave de Lee
Hazlewood. Avec ce nouvel
album, on a l'impression
désagréable
d'entendre des rêveurs
se transformer peu à peu
en faiseurs. La fin de l'adolescence.
Sûrement.
Dante Nolleau
On The Radio
Sunbeams
Change in The Weather
Chosen One
Your Call
Fiction
Tomorrow
As Four
Grey Days
A Way of Life
Ooh La La
Song for The Songs
|