|
> edito
accueil
> recherche
> polite sleeper
seens
> ratatat
lp3
> roma di luna
casting the bones
> son lux
at war with walls and...
> marie modiano
outland
> and also the...
concert secret au...
> skyphone
avellaneda
> orouni
jump out the window
> liam finn
i'll be lightning
> gérard manset
manitoba ne répond plus
> cantillon
interview
> raoul sinier
brain kitchen
> quitzow
art college
> david byrne
big love: hymnal
> newsletter
> POPdépêches
les news fraîches
> POParchives
les autres articles
> POPinterviews
les interviews
> POPmusic
sélection de mp3
> POPvideo
les émissions
> POPshop
compilation et +
> POPoldies
les "vieilleries"
> POPscene
sélection de concerts
> POPlinks
les liens
> POPforum
discutaillons
> POPblog
blog
> POPredaction
contact & play-list
> fils RSS







> pub
maison de disque, labels, distributeurs: profitez de la publicité que peut vous apporter popnews. infos
rejoignez-nous :
myspace
last.fm
twitter
facebook
|
|
CATHAL
COUGHLAN
- Black River Falls
(Cooking
Vinyl / Musidisc)
Le
crooner à la gueule cassée revient : après s'être sorti
des turpitudes contractuelles dans lesquelles son ancien
label (Radioactive Records) l'avait plongé, c'est sur
Cooking Vinyl (label des maîtres ès pop : XTC) que Cathal
Coughlan refait surface. Ce gage de qualité n'est pas
démenti vu la stature du disque.
Quatre ans dans les limbes n'ont pas affecté les qualités
de songwriter de l'Irlandais énervé. Il est juste un tout
petit peu moins impulsif, mais sa rage est toujours là,
sourde, comme une plaie ouverte qui se rappelle aux bons
soins du blessé à chaque respiration. Elle s'exprime par
des textes tordus, penchants vers le côté glauque de la
rue Morgue ou vers le détachement criminel de Brett Easton
Ellis. Chaque chanson est une histoire bancale et torturée
dont les personnages se heurtent, s'entrechoquent sans
espoir aucun. Que ce soit la victime du kidnapping qui se
passe mal ou les survivants de l'accident qui attendent les
secours en vain, rien n'y fait, dans l'univers maudit de
Coughlan rien ne sourit. Ici pas de gris, tout est noir, un
noir envahissant et étourdissant comme les profondeurs
d'où semble sortir la voix de Coughlan. Une voix calme,
forte, lancinante, déstabilisante, qui fait vivre les
textes et vibrer l'auditeur.
Pour cet album, l'ex-Fatima Mansions a su s'entourer : Joe
Gore (Tom Waits, Jon Hassell, PJ Harvey) scie sa guitare sur
"The Ghost Of Limehouse Cut" et Renaud Pion a fait
tous les arrangements de cordes et de bois depuis Paris. Ces
arrangements de "vrais instruments en bois"
donnent une amplitude supplémentaire à tout l'album et le
distinguent ainsi du synthétique "Grand Necropolitan".
Le son de cet album est vivant, sensuel dans le sens où
l'on en sent chaque mouvement, chaque frottement douloureux.
Le son plein de chaque chanson ajoute encore au sentiment de
désespoir général. Les vagues de violons notamment sont
superbement mises en place pour tamiser encore plus la
faible lumière qui oserait parfois s'aventurer ici ou là.
De temps en temps, le chant de sirène de Dawn Kenny vient
rajouter encore plus à l'ambiance glauque de l'album. Les
chants les plus torturés sont les plus beaux. Celui-ci est
magnifique.
Gildas
The
Ghost Of Limehouse Cut
Officer Material
The Bacon Singer
Black River Falls
Payday
Dark Parlour
Out Amongs The Ruins
God Bless Mr X
Frankfurt Cowboy Yodel
N.C.
Whitechapel Mound
Cast Me Out in My Hometown
|