Cathal Coughlan - The Sky's Awful Blue

album de la semaine du 28/08/2002, par Gildas | Albums |
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CATHAL COUGHLAN - The Sky's Awful Blue
(Beneath Music/Pop lane) - [site]

CATHAL COUGHLAN - The Sky's Awful BlueAvec la fin des Fatima Mansions Cathal Coughlan a tourné une page. La violence extrême de "Lost In The Former West" le très réussi dernier album du groupe ne s'exprimera plus jamais de la même façon. Cathal a changé… ou peut-être est-il toujours le même mais le monde qui l'entoure a changé. D'idéalisme politique en idéalisme musical il évolue. Les morceaux rageurs qui faisaient sa marque de fabrique sont devenus des ballades sombres aux accords de jazz et de valses, mais l'évolution la plus flagrante est dans les paroles de ces chansons qui sont ciselées comme de la poésie et pourtant fluides et précises comme de la prose. Chaque chanson est un mini roman, une nouvelle avec personnages, décors élaborés, coups du sort et destins implacable, le tout enrubanné par des arrangements éblouissants.
Autre évolution, le travail de la voix. Cathal ne se contente plus de brailler pour faire passer sa détermination. Au contraire, il berce, ménage, implore, hulule, passe du clair obscur à la pleine lumière entre deux intonations et se sert des multifacettes de sa voix sombre et généreuse pour ajouter par son interprétation sans faille une dimension supplémentaire à ses tableaux musicaux. Pour Cathal, tout est affaire de passion et cela se ressent jusque dans l'instrumentation. La participation des cordes tendres et douces d'Audrey Riley rajoute au côté organique et humain des compositions.

Incroyablement doué et cultivé, sans équivalent dans le monde musical actuel, et fort de ses opinions, Cathal Coughlan dépeint non sans humour (noir forcément) un monde contemporain mais également inspiré de Dickens. Un monde ou les bas-fonds sont le décor obligé et où les seconds couteaux un peu louches tiennent les premiers rôles. Il y a sur "The Sky's awful blue" quelques unes des plus belles chansons écrites par Cathal Coughlan ("Goodbye Sadness", "Amused As Hell", "You turned Me") et quelques unes des plus belles chansons écrites cette décennie tout auteur confondu, "Denial Of The Right To Dream" et "White's Academy". Ces deux chansons à elles seules rendent ce disque indispensable.

Gildas

And Springtime Followed Summer
Denial Of The Right To Dream
Three Rusty Reivers
Goodbye Sadness
Toxic Mother
The Last Of Eternity
You Turned Me
Amused As Hell
Pawnshop Riches
White's Academy
A Drunken Hangman
The Female Line

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