Crash Collect - Interview

02/02/2011, par Pierre Gourvès | Interviews |
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Après Elle Lefant, vous avez décidé faire une pause avant de vous reformer, mais avec une distance affichée quant à la manière dont vous distribuez vos morceaux. Pourquoi un tel désir de s'affranchir des contraintes de la formation musicale traditionnelle ?
Autant Elle Lefant s'est révélé être un succès important sur le plan musical, autant il constitue à nos yeux un cuisant échec dans le processus même de création. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle nous avons décidé de faire une pause. Quand nous avons repris le travail, nous avions une toute nouvelle approche et un nouveau nom pour notre groupe : Crash Collect. Je crois que celui-ci résume assez bien ce que nous voulons accomplir de plus par rapport à Elle Lefant. Crash Collect se veut comme une communauté ouverte où chacun peut faire partager son expérience musicale. Nous ne voulons plus d'un projet limité à nos seules influences mais, au contraire, traverser une multitudes de genres, rassembler des gens d'horizons très différents. Nous travaillons avec énormément de personnes talentueuses et Crash Collect se veut comme comme le cadre dans lequel nous pouvons les faire évoluer toutes ensemble, en même temps.

Vos nouveaux morceaux semblent en effet plus denses, tournés vers l'extérieur...
Hum, je pense que c'est surtout dû à une plus grande maîtrise technique. Ce qui nous intéresse est d'explorer le plus de genres possibles, que ce soit la soul et le gospel ou encore l'electro et la folk. Crash Collect n'est pas tant le souhait de se renouveler par l'ajout de nouvelles sonorités que de ne pas se restreindre à une seule d'entre elles. Ce projet marque un profond désir de créer quelque chose inspiré par l'instant présent. Crash Collect rassemble tout ce sur quoi nous travaillons ainsi que les personnes avec qui nous travaillons. Il s'agit du moyen le plus efficace, selon nous, de partager nos expériences avec nos fans, avec le moins de contraintes possibles.

Cela signifie-t-il qu'il n'est plus uniquement question du duo d'origine mais de collaborations régulières, à la manière d'un collectif comme on peut le voir en matière de hip-hop ?
Nous continuerons en priorité à faire de la musique ensemble, quitte à faire partager nos projets musicaux parallèles, voire ceux d'autres artistes de manière annexe. La musique est une passion commune mais nous exerçons, chacun de notre côté, d'autres activités : Max est un danseur et a écrit plusieurs chorégraphies. Nijae est quant à elle une passionnée de théâtre et de littérature. Elle aime jouer mais aussi écrire des pièces ou même de la poésie. Il est nécessaire, à notre sens, de considérer plus largement Crash Collect comme une plate-forme de partage plutôt que comme un simple groupe de musique. Ce qui nous intéresse est de voir beaucoup plus loin que la création musicale traditionnelle, par l'expression entière de nos centres d'intérêts respectifs. Ce qui en ressort reste le plus souvent inattendu, et c'est cela qui rend notre nouvelle démarche créative et attrayante.

Pour terminer, vous verra t-on à l'avenir en salle ou dans des festivals ?
Nous aimerions tellement jouer sur scène. Nous avons déjà fait quelques concerts à l'université mais rien n'est prévu de ce côté-là pour le moment.

Propos recueillis par Pierre Gourvès
Photos par Becky Katz


A lire également, sur Crash Collect :
la chronique de "Smolder" (2011)

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