Daisy Lambert - track by track de "Les coeurs célestes"

16/01/2017, par | Track by track |
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Daisy Lambert - Les coeurs célestes

Le Français Daisy Lambert (un alias trompeur) a signé avec "Les coeurs célestes" un disque de pop des plus charmeurs, au son analogique chaud et sensuel, peaufiné par le producteur Benoît Bel. Il y est question d'amours nocturnes, avec clin d'oeil appuyé (et réussi) au disco des 70's ("Le mystère"), mais il y a aussi des ballades au piano très bien senties ("Majestic Hotel", le déchirant "Voyeur"), quand l'étendard d'une pop inspirée de Gainsbourg et ses héritiers n'est pas brandi haut et fort ("Higher", "Les coeurs célestes"). Avis aux amateurs de pop française lettrée, qui désirent entendre des arrangements de haut niveau et un son chaud : d'ailleurs, celui qui en parle le mieux est sans doute son auteur, qui nous commente son oeuvre !

1. La lumière

J'aime bien l'idée d'un générique... On y va mollo, on toque avant d'entrer. Gros clin d'oeil à John Barry, avec ce gimmick joué sur un Pleyel de 1960. C'est le piano que l'on retrouve sur tout l'album ou presque.

 2. Majestic Hotel

J'ai éprouvé le besoin de faire un exercice de style, à savoir, la ballade-piano. Références très "cinéma tchi tchaaa", là encore. Il y a quelques jeux de mots dans les lyrics, c'est mon côté semi-ringard. 

3. Le mystère :

La voix trafiquée, c'est un narrateur étrange mais bienveillant. Une sorte de Dieu "Vahiné c'est gonflé", avec une tête de bonhomme Michelin. La vie est intéressante, aussi parce qu'il y a des choses qui nous échappent. La chanson parle de ça.

4. Voyeur

Le titre le plus sombre de l'album. Une sorte de "Melissa Métisse d'Ibiza" en mélancolique. Solitude existentielle et voyeurisme : sans vouloir la jouer "Zazie", c'est un peu notre époque...

5. La source

Ca, c'est le récit d'un rêve, qui se situerait entre deux tableaux de Dali: la Métamorphose de Narcisse et le Christ de Saint-Jean de la Croix. Ici, pas besoin de chanter. C'est proximal et lointain à la fois, comme une confidence à l'oreille sur l'oreiller, au moment où tu glisses dans le sommeil. Un de mes titres préférés, plein de nappes et scintillements.

6. L'autre côté

Ici l'autre côté ne désigne pas la mort, mais le contraire: l'amour, l'aventure, l'hédonisme. C'est une chanson qui positionne l'amoureux face à une certaine idée de l'absolu. Comme toutes les chansons du disque, finalement.

Je suis très content du refrain. C'est pas si facile de trouver un vrai refrain...

7. Higher

En tant que mélodiste et arrangeur, Pierre Bachelet met la raclée à la plupart de nos contemporains. Moi j'ai voulu lui faire un double hommage : un titre de 1980, avec des arrangements comme il les faisait en 1975 sur la BO d'histoire d'O.

Mon but était aussi d'intégrer ce hit dans ma thématique.

 

8. Les coeurs célestes

J'ai longtemps hésité avant de valider le titre de l'album (qui donc est celui de cette chanson). Ca froissait un peu ma pudeur et puis je trouvais ça un peu guimauve. Mais à un moment, j'ai arrêté de trop écouter le cerveau pour me rapprocher de mon intention profonde, quitte à passer pour un niais. C'est la chanson d'un mec qui voit quelque chose de cosmique et mystique dans l'amour qu'il porte à sa femme. C'est peut être ce que j'ai fait de mieux, avec "Ce soir j'te sors" (du 1er disque).

Merci à Adrien de Brown Bunny.

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