Daniel Higgs, straight from hell

25/11/2007, par | Autre chose |
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Je n'avais jamais entendu parler de Daniel Higgs jusqu'à ce qu'un ami me fasse écouter sa musique, il y a quelques jours. Non pas l'un des nombreux disques sortis sous son nom ou réalisés avec les groupes de Baltimore Reptile House et Lungfish (sous le parrainage de Ian McKaye de Fugazi pour ces derniers), mais un enregistrement live : Higgs s'est produit récemment à Grrrnd Zero, à Lyon, salle de concerts et espace de création pour le moins pointus et underground, et mon ami avait eu la bonne idée d'apporter son minidisc. La qualité était inhabituellement bonne pour un document en son direct, et pour cause : Daniel Higgs joue sans amplification, s'accompagnant simplement au banjo ou à la "jew's harp" (guimbarde ? cithare ? Merci aux musicologues anglophones de m'éclairer, je n'ai pas mon gros dico sous la main). Sa musique est l'une des plus singulières qu'il m'ait été donné d'entendre, l'une des plus intenses, aussi : comme chez Joanna Newsom, John Jacob Niles, Sandy Bull ou Eugene Chadbourne, elle semble venir d'une époque immémoriale et d'une terre disparue. Un folk apocalyptico-psychédélique qui ne laisse pas indemne. On tape alors son nom sur Google pour en savoir un peu plus et on tombe sur d'étranges anecdotes à son sujet, ainsi que sur des photos montrant un type imposant, barbu et tatoué jusqu'aux phalanges, comme Robert Mitchum dans "La Nuit du chasseur". Daniel Higgs est un type habité, c'est sûr, mais on préfère ne pas savoir par quoi.

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