Découvrez un extrait du prochain Mi and L'Au en exclusivité

10/05/2016, par | Avant-première |
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Four Pair of Wings - Mi and L'Au

Mi and l'Au a toujours été un singulier duo, entre Mira Romantschuk la Finlandaise et Laurent Leclère le Français. Racée et séduisante, la musique de Mi and L'Au passe un nouveau cap avec "Four Pair of Wings". Après une absence marquée par de sérieux soucis de santé pour les deux musiciens, ces derniers ont recommencé à écrire et jouer de la musique, encouragé par des proches auxquels ils jouaient ces chansons. L'album témoigne de cette période et sera dans les bacs le 10 juin grâce à Alter K (Idol/La Baleine). Les musiciens ont accepté de répondre à quelques questions, et vous pouvez découvrir en avant-première "Vem Bryr Sig" ci-dessous !

 

Est-ce que les épreuves que vous avez traversées ont eu une influence sur l’écriture du disque ?

C'est assez classe de sortir d'une maison en feu avec un disque à la main. Ca fait très humour anglais. C'est de l'hyper flegmatisme. ( rires )

Vous avez pris le parti de confronter vos chansons à vos proches avant de les enregistrer : est-ce qu’il y a des choses que vous avez changé suite à ces écoutes ?

Non. Nos proches nous ont plutôt conforté dans l'idée d'enregistrer un album minimal acoustique...surtout après trois verres de vin ... ce qui est la preuve qu'on sait choisir nos amis ( rires )

Le disque a une atmosphère finalement assez réconfortante : est-ce que l’enregistrer a eu cet effet sur vous ?

C'était une fin de journée très ensoleillée, nous avions nagé dans le lac quelques heures auparavant, grignoté trois olives, nous n'avons pas dit un mot, et tout s'est fait en une prise. C'est évidemment très agréable de parvenir à ces conditions d'enregistrement, et si en plus, l'auditeur peut en profiter, c'est tout bon. Maintenant, il faut ajouter que Mira et moi, nous avons toujours l'impression que le jour d'avant n'a jamais existé, on a toujours cette vilaine impression de n'avoir jamais rien fait. Et on ne supporte ni de s'ennuyer, ni de ressasser. Donc, autant c'était un bon moment, autant nous sommes déjà ailleurs, en train de creuser la terre, un peu comme Daniel Plainview au début de There will be blood. Il fait super chaud, tu te pètes le dos sur un rocher, tout le monde est mort, quand tu sors de la cave, c'est le désert, et tu sais que lorsque tu vas trouver de l'or ou du pétrole, ce sera l'heure de revenir dans un monde où il y aura toujours quelqu'un pour te le reprocher, ou quelqu'un pour essayer de te le piquer. Ce qui fait qu'à la fin, tu deviens tellement dingue que tu finis par tuer ton prochain. C'est pas très catholique mais ni la solitude ni la promiscuité ne sont faciles à gérer. Enfin, on vous raconte tout ça parce que c'est un film génial, et qu'il faut le voir, absolument.

La forme très minimale des chansons, avec très peu d’instruments, ça a été dicté par les conditions d’enregistrement ?

Il y avait un mec qui passait à la télé quand j'étais petit, il jouait de quinze instruments en même temps, il y avait même des colombes qui sortaient de son tambour. Un homme orchestre. Il me faisait flipper... Non, vraiment, plus jamais ça ! (rires) 

Il y a presque une teinte jazz sur “Under My Shoe”, est-ce conscient ?

Vous voulez vraiment qu'on se fasse des ennemis (rires). Ok, pour info, on écoute Chet Baker, Thelonious Monk, Nina Simone en permanence. Ils sont nos compagnons de route. Il est possible qu'en écoutant notre musique, vous ayez cru voir leur ombre.

Merci à Olivier Rigout et Mi and L'Au.

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