Diza Star - Contact High Diza Star

09/07/2008, par Cyril Lacaud | Albums |
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DIZA STAR - Contact High Diza Star
(Fractal Records / Bimbo Tower)

DIZA STAR - Contact High Diza StarVoici le cinquième et dernier volet de la saga Diza Star, fière et lumineuse étoile d'un rock psychédélique ré-inventé et jamais nostalgique.
L'histoire commence en avril 2005 autour de Magic Aum Gigi (Jérôme Génin du label Fractal à la guitare) et de sa compagne Mai Mai (guitare, percussions, voix) sous l'appellation Acid Mother Temple and the Pink Lady Blues en hommage à la fameuse secte psychédélique de Makoto Kawabata pour deux albums, entre blues concassé et garage punk, pleins de guitares venimeuses.
Le groupe excelle alors dans la construction de très longues plages aux titres évocateurs ("Freaks Your Mind and Your LSD Piss Will Follow", voyez le genre) improvisées et inspirées, pour une sorte d'hommage à tous les intouchables d'un rock psyché et dérangé tels que Blue Cheer, Godz ou Amon Düül.
Puis le duo devient Diza Star pour d'obscures raisons (Kawabata ne voulait pas qu'on fasse de l'ombre à son Acid Mother Temple à lui) et enregistre en 2007 un album avec Mani Neumeier, le batteur de Guru Guru, légende un peu oubliée du Krautrock, autre obsession du duo. L'esprit joyeusement fourre-tout de Guru Guru infuse dans cet album qui ose tout, entre free rock, garage et influences balinaises. Le genre de disque qu'on aurait pu trouver sur le catalogue d'ESP dans les années 60 !
Bien que le titre en clin d'œil au premier album des Godz, de loin le plus malade des groupes des sixties, puisse effrayer, le duo conclut l'aventure de fort belle manière. De longs morceaux à fond dans la zone rouge avec des guitares toxiques et psychédéliques dont seuls les Japonais ont le secret, alternent avec des plages minimalistes très courtes, sorte de haïkus musicaux.
Malgré le grand écart, à priori incongru, entre "Le Rallye des corbillards", avec ses guitares qu'on n'avait plus entendues depuis les Rallizes Dénudés et les courts morceaux dépouillés qui peuvent rappeler les expériences de Robert Fripp voire de Neil Young période "Dead Man", ce disque est une merveille d'équilibre et de cohérence.
Les titres sont si bien imbriqués, leur évolution tellement évidente qu'ils peuvent s'écouter comme un seul et unique morceau qui, petit à petit, s'éteint en douceur dans de superbes boucles aquatiques de guitares.
Voilà, Diza Star s'en est allé, de la plus belle façon qui soit, en nous offrant une facette qu'on ne lui connaissait pas jusque là : l'art difficile et typiquement japonais de marier les extrêmes. Diza Star le fait avec classe et surtout un son unique.

Cyril Lacaud
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