> edito
accueil
> recherche
> jp nataf
interview
> oh no ono
eggs
> massive attack
heligoland
> sambassadeur
european
> chapelier fou
613
> vale poher
tauten
> clara clara
interview
> villeneuve
dry marks memory
> yoyoyo acapulco
the pleumeleuc...
> jean-louis murat
le cours ordinaire...
> la route du rock
collection hiver 2010...
> these new...
hidden
> busty duck
zoomorphic
> newsletter
> POPdépêches
les news fraîches
> POParchives
les autres articles
> POPinterviews
les interviews
> POPmusic
sélection de mp3
> POPvideo
les émissions
> POPshop
compilation et +
> POPoldies
les "vieilleries"
> POPscene
sélection de concerts
> POPlinks
les liens
> POPforum
discutaillons
> POPblog
blog
> POPredaction
contact & play-list
> fils RSS







> pub
maison de disque, labels, distributeurs: profitez de la publicité que peut vous apporter popnews. infos
rejoignez-nous :
myspace
last.fm
twitter
facebook
|
|
DOMINIQUE
A
[page précédente]
Tu
peux nous en dire plus sur CinqSept ?
C'est un label monté par des transfuges de Barclay,
Labels… Des jeunes comme toi et moi (rires). C'est
un peu une histoire du rock indé français
qui continue, et en même temps y a du jus, parce qu'on
n'est pas encore des notables, tous. Bientôt des rentiers,
mais pas des notables ! (rires)

Pourquoi
avoir quitté Labels, branche de la major EMI, après
"Tout sera comme avant" ?
Ça ne s'était pas très bien passé
sur ce disque-là, il n'y avait pas un rapport de
confiance. Le projet était peut-être trop ambitieux
pour eux, et pas conforme à leurs attentes commerciales,
ce que je peux comprendre. De toute façon, avant
même de faire le disque, j'espérais que ce
serait mon dernier avec eux. C'était assez déstabilisant
car avant qu'il sorte, on m'avait dit : "C'est un très
beau disque, c'est pas grave s'il ne marche pas, l'essentiel
c'est que tu en sois content des années après."
Là, je me suis dit que ça sentait bien le
roussi…
Le disque avait coûté 150 000 ou 160 000 euros,
j'avais mis de l'argent de ma poche car on avait dépassé
le budget, et on me disait que j'allais pas vendre un caramel…
Dans ces conditions, pourquoi continuer sur une multinationale,
en ayant une pression sur les épaules ? Je voulais
donc retrouver une structure plus à hauteur d'homme,
et plus en rapport avec ce que je peux vendre comme disques.
Et je crois que le climat actuel permet une résurgence
des indépendants. Si on travaille avec plus de liberté
et d'enthousiasme, et moins de pression, ça vaut
peut-être le coup de gagner quelques roupies de moins.
Pour
en revenir aux concerts, tu penses continuer à te
produire en solo ?
Oui, ne serait-ce qu'à l'étranger parce que
les moyens sont limités et que c'est une bonne façon
de se présenter aux gens. En fait, c'est la formule
la plus confortable pour moi. Bien sûr, quand je suis
fatigué et que je rame, c'est horrible parce que
je ne peux pas me reposer sur les autres. D'un autre côté,
trouver une alchimie de groupe, c'est pas simple, la renouveler
tous les soirs, c'est pas simple non plus. J'ai besoin de
retourner à la performance solo pour revenir à
mes sources, c'est-à-dire un répertoire qui
à la base est assez intime, voir où j'en suis
et, surtout, me redonner envie de retravailler avec des
gens. Le principe du solo, c'est d'en faire le plus possible
pour m'en dégoûter ! (rires)
Et
les tournées, tu aimes toujours ça ?
C'est toujours un plaisir quand j'y suis, même si
je me fais un peu violence avant d'y aller. Ce qui m'excite
encore, c'est certaines soirées un peu magiques,
et le fait de partir avec des camarades. Après, je
ne te cache pas que c'est quelque chose qui m'excite moins
que par le passé. Je vais d'ailleurs mettre la pédale
très douce en 2008. Je suis décidément
plus attiré par l'idée de concevoir un disque
- ou du moins des nouvelles chansons, parce que maintenant
il va peut-être falloir fonctionner différemment…
L'écriture m'intéresse clairement plus que
la scène. En même temps, au concert hommage
à Barbara au Châtelet, j'ai vécu quelque
chose que je n'avais encore jamais connu, et qui me fait
dire que je vais encore passer pas mal de temps sur scène.
Après, sur une tournée française de
cinquante dates, tu vas vivre cinq moments magiques, les
autres soirées tu vas prendre du bon temps, et il
y aura quelques moments désagréables. Le feu
sacré n'est pas éteint, mais il n'est pas
réveillé tous les soirs non plus.
Ton
public, c'est plutôt des fans fidèles, ou tu
vois des gens plus jeunes ?
C'est le contraire du film de Pialat : nous vieillirons
décidément ensemble (rires). Mon public vieillit
plus vite que moi, car je vois arriver des têtes chenues,
plus que par le passé. Ça peut être
un peu flippant, mais ce qui est rassurant, c'est que des
gamins qui jouent dans des groupes assez rock me citent,
même si ma musique ne s'adresse pas vraiment à
cette tranche d'âge. Mais je suis très content
et fier que des gens me suivent depuis le début.
De ma génération, il y a pas mal d'artistes
qui ont disparu de la circulation.
[suite]
|