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ELEPHANZ
Entretien avec Elephanz, un quatuor
nantais qui repose sur la fratrie Verleysen. Jonathan s'était
fait connaître en 2006 avec son single "Si j'étais
sympathique". Avec son frère Maxime, ils reviennent
devant nous pour le projet Elephanz. Ils étaient
présents au 4 bis dans l'après-midi pendant
les Trans Musicales.

Comment s'est
créé Elephanz ?
John : On a crée
le groupe avec mon frère Maxime en Janvier 2008.
Pendant 6 mois, on a tourné à deux en proposant
chaque week-end une nouvelle chanson.
Max : Sur internet en alimentant une page MySpace.
J: Puis de fil en aiguille, on s'est accrochés à
ce projet qui n'était au départ qu'une blague,
un moyen d'exorciser des mélodies et on a décidé
de monter sur scène. On connaissait Pierre et Thibaut
qui sont des musiciens géniaux.
Du fait que vous
soyez frères, j'imagine que vous aviez un peu les
mêmes influences ?
J: Complètement.
M: Oui surtout de la pop anglaise des 60's.
Cela vous aide dans
le processus d'élaboration des chansons ?
J: Tout à fait.
Je dirais qu'Elephanz a été créé
essentiellement car on avait cette faculté de composer
tous les deux. On a une complémentarité, il
commence une mélodie et je vais la finir.
M: Ou l'enrichir
J: L'écriture des chansons devient très automatique.
Mais à l'inverse,
ça ne vous restreint pas trop dans l'écriture ?
J: Non, car
on a pris des chemins musicaux différents au bout
d'un moment. Avec Maxime, on a les mêmes influences
de départ qui sont les disques de nos parents et
puis au fil du temps, moi je me suis mis à conserver
cet amour pour la britpop des Artics Monkeys, des Libertines
avec un passage par le hip hop américain.
M: moi, c'est plutôt des influences dancefloor/electro
avec des grosses basses.
Qui élabore
le noyau brut des morceaux ?
J: Tous les deux.
M: Le noyau, c'est la mélodie, c'est le point de
départ, et puis après, on l'enrichit selon
différentes envies, différentes idées,
c'est très spontané.
J: Sur "Do You Like My Song?", Maxime a écrit
la ligne de basse qui était le point de départ
du morceau. On a décidé tous les deux qu'on
en ferait un morceau sur lequel on gueule, un truc un peu
violent. Puis moi, j'ai écris les refrains et les
passages doux. Il y a très peu de chansons que l'un
ou l'autre pourrait s'approprier exclusivement.
M: Les paroles viennent soit soutenir la mélodie,
soit la prendre à contre-pied parce que parfois sur
des titres à l'humeur joyeuse, on raconte des textes
d'écorchés vifs ou l'inverse.
J: On compose généralement en yaourt puis
on descend dans un café et on écrit sur un
coin de nappe. Ce sont assez fréquemment des paroles
hautaines, des rapports garçons/filles, de frangins,
d'amitié, de blues du dimanche soir...
Il y a un côté
très Kinks sur "Henry Four".
J: Carrément.
On nous dit souvent ça, on cite les Beatles, David
Bowie parfois... Mais c'est normal, on est fan de ces groupes
qui ont des mélodies imparables. Ce sont des mélodies
pures donc oui, on s'inspire de ça. On voulait donner
à "Henry Four" un côté hyper
anglais.
Il y a un côté
assez pince-sans-rire dans vos textes ?
J: Oui, "Henry
Four", c'est un délire bizarre en fait. On allait
encore faire des paroles style "I love you, je vais
te protéger machin (rires) je serais toujours là
pour toi..." comme dans "Twilight"... Puis,
on s'est dit : on va faire un truc marrant, on va parler
d'un roi complètement libertin et puis on avait ce
refrain "Henry Four", Maxime me disait "ça
se dit pas !"
"Do You Like My Song", c'est pareil, les paroles
sont très cyniques, c'est sur un type complètement
invisible qui hurle à l'oreille d'une nana qu'il
existe. Elle ne le voit pas donc il commence à s'exciter
tout seul sur sa chaise. C'est surtout une chanson pour
faire danser.
Comment va se poursuivre
ta carrière solo ?
J: J'avais un projet
de chanson française avant Elephanz ; après,
j'avais dévié sur du slam hip hop avec des
couplets en français et des refrains en anglais,
Pierre jouait dans ce projet-là. Je pense qu'Elephanz
est une meilleure opportunité pour moi, en ce moment.
Il se passe beaucoup de choses avec Elephanz et je n'ai
pas trop le temps de faire autre chose. Mais je pense que
j'y reviendrai si j'ai envie de changer.
Quel est l'avenir
proche d'Elephanz ?
J: On a quelques dates
sur Paris et dans la région de Nantes. On est aussi
aux Trans pour chopper plus de dates. On a fait un chouette
concert cet après-midi. Malgré le fait que
c'était l'après-midi, que les gens venaient
de récupérer de la veille, le public était
vraiment chaud.
Propos recueillis par
Vincent Le Doeuff
Photo aimablement fourni par Elephanz.
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