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elephanz - interview - POPNEWS Janvier 2010

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ELEPHANZ

Entretien avec Elephanz, un quatuor nantais qui repose sur la fratrie Verleysen. Jonathan s'était fait connaître en 2006 avec son single "Si j'étais sympathique". Avec son frère Maxime, ils reviennent devant nous pour le projet Elephanz. Ils étaient présents au 4 bis dans l'après-midi pendant les Trans Musicales.

Comment s'est créé Elephanz ?
John : On a crée le groupe avec mon frère Maxime en Janvier 2008. Pendant 6 mois, on a tourné à deux en proposant chaque week-end une nouvelle chanson.
Max : Sur internet en alimentant une page MySpace.
J: Puis de fil en aiguille, on s'est accrochés à ce projet qui n'était au départ qu'une blague, un moyen d'exorciser des mélodies et on a décidé de monter sur scène. On connaissait Pierre et Thibaut qui sont des musiciens géniaux.

Du fait que vous soyez frères, j'imagine que vous aviez un peu les mêmes influences ?
J: Complètement.
M: Oui surtout de la pop anglaise des 60's.

Cela vous aide dans le processus d'élaboration des chansons ?
J: Tout à fait. Je dirais qu'Elephanz a été créé essentiellement car on avait cette faculté de composer tous les deux. On a une complémentarité, il commence une mélodie et je vais la finir.
M: Ou l'enrichir
J: L'écriture des chansons devient très automatique.

Mais à l'inverse, ça ne vous restreint pas trop dans l'écriture ?
J: Non, car on a pris des chemins musicaux différents au bout d'un moment. Avec Maxime, on a les mêmes influences de départ qui sont les disques de nos parents et puis au fil du temps, moi je me suis mis à conserver cet amour pour la britpop des Artics Monkeys, des Libertines avec un passage par le hip hop américain.
M: moi, c'est plutôt des influences dancefloor/electro avec des grosses basses.

Qui élabore le noyau brut des morceaux ?
J: Tous les deux.
M: Le noyau, c'est la mélodie, c'est le point de départ, et puis après, on l'enrichit selon différentes envies, différentes idées, c'est très spontané.
J: Sur "Do You Like My Song?", Maxime a écrit la ligne de basse qui était le point de départ du morceau. On a décidé tous les deux qu'on en ferait un morceau sur lequel on gueule, un truc un peu violent. Puis moi, j'ai écris les refrains et les passages doux. Il y a très peu de chansons que l'un ou l'autre pourrait s'approprier exclusivement.
M: Les paroles viennent soit soutenir la mélodie, soit la prendre à contre-pied parce que parfois sur des titres à l'humeur joyeuse, on raconte des textes d'écorchés vifs ou l'inverse.
J: On compose généralement en yaourt puis on descend dans un café et on écrit sur un coin de nappe. Ce sont assez fréquemment des paroles hautaines, des rapports garçons/filles, de frangins, d'amitié, de blues du dimanche soir...

Il y a un côté très Kinks sur "Henry Four".
J: Carrément. On nous dit souvent ça, on cite les Beatles, David Bowie parfois... Mais c'est normal, on est fan de ces groupes qui ont des mélodies imparables. Ce sont des mélodies pures donc oui, on s'inspire de ça. On voulait donner à "Henry Four" un côté hyper anglais.

Il y a un côté assez pince-sans-rire dans vos textes ?
J: Oui, "Henry Four", c'est un délire bizarre en fait. On allait encore faire des paroles style "I love you, je vais te protéger machin (rires) je serais toujours là pour toi..." comme dans "Twilight"... Puis, on s'est dit : on va faire un truc marrant, on va parler d'un roi complètement libertin et puis on avait ce refrain "Henry Four", Maxime me disait "ça se dit pas !"
"Do You Like My Song", c'est pareil, les paroles sont très cyniques, c'est sur un type complètement invisible qui hurle à l'oreille d'une nana qu'il existe. Elle ne le voit pas donc il commence à s'exciter tout seul sur sa chaise. C'est surtout une chanson pour faire danser.

Comment va se poursuivre ta carrière solo ?
J: J'avais un projet de chanson française avant Elephanz ; après, j'avais dévié sur du slam hip hop avec des couplets en français et des refrains en anglais, Pierre jouait dans ce projet-là. Je pense qu'Elephanz est une meilleure opportunité pour moi, en ce moment. Il se passe beaucoup de choses avec Elephanz et je n'ai pas trop le temps de faire autre chose. Mais je pense que j'y reviendrai si j'ai envie de changer.

Quel est l'avenir proche d'Elephanz ?
J: On a quelques dates sur Paris et dans la région de Nantes. On est aussi aux Trans pour chopper plus de dates. On a fait un chouette concert cet après-midi. Malgré le fait que c'était l'après-midi, que les gens venaient de récupérer de la veille, le public était vraiment chaud.

Propos recueillis par Vincent Le Doeuff
Photo aimablement fourni par Elephanz.