POPNEWS POPNEWS
POPNEWS mars 2004 - album 

> edito
accueil
> recherche

> neil halstead
oh! mighty engine
> klima
interview
> broken...
something for all of us
> melodium
my mind is falling to...
> hobotalk
alone again or
> dark captain...
miracle kicker
> the organ
interview de katie...
> oldman
two heads bis bis
> fire zuave
sand fastened
> tha pumpsta
bass black treble white
> milos unplugged
the mountain people...
> austin lace,...
interview
> austin lace,...
concert au centre...
> the kills
interview

> newsletter



> POPdépêches
les news fraîches
> POParchives
les autres articles
> POPinterviews
les interviews
>
POPmusic
sélection de mp3
>
POPvideo
les émissions
>
POPshop
compilation et +
> POPoldies
les "vieilleries"
> POPscene
sélection de concerts
> POPlinks
les liens
> POPforum
discutaillons
> POPblog
blog
> POPredaction
contact & play-list

> fils RSS



RSS Forum
RSS MP3
RSS blog
RSS Podcast

> pub

maison de disque, labels, distributeurs: profitez de la publicité que peut vous apporter popnews. infos
rejoignez-nous : myspace
last.fm
twitter
facebook

ENCRE - Flux
(Clapping Music / Chronowax) [site]

ENCRE - FluxAprès un premier disque qui m'avait plu, tout en m'ayant laissé sur ma faim, je suis désormais parfaitement rassuré sur l'indéniable talent de Yann Encre qui, sur ce second album, fait preuve d'une grande maturité musicale. Aucun des morceaux n'est mélodiquement facile, et pourtant il découle de chacun d'eux une évidence aussi paradoxale qu'impressionnante, ce que le titre introductif "Flux" démontre sans ambiguïté.
D'une certaine manière, Encre a gagné en noblesse d'écriture. La brutalité du premier album est toujours intacte mais a pris des formes plus rondes pour mieux se faire accepter par les oreilles récalcitrantes. Au milieu de la soirée d'ambassadeur à laquelle nous a invités Yann Encre, ce dernier sert des petits fours dans un costume trois pièces sans que les invités ne se rendent compte que c'est un mort-vivant qui leur propose ces douceurs empoisonnées.
Lorsqu'il y a de la lumière chez Encre, elle est d'un blanc clinique aveuglant ; lorsqu'il n'y en a pas, l'obscurité est totale et visqueuse comme du mazout. De temps à autre, du gris apparaît, mais c'est alors pour mieux mettre en avant la tristesse, comme sur le funèbre "Us". Quand Yann chante, comme c'est le cas sur "Galant(es?)", c'est d'un murmure monocorde et glaçant, semblable à une conversation nocturne au creux de draps souillés de sperme. Âmes sensibles s'abstenir : les paroles sont crues. A cette dureté succède le magnifique et minimaliste "Sèves" où seul un piano digne de Sylvain Chauveau se meurt et se transforme doucement en une longue et angoissante promenade en barque sur un lac recouvert d'une brume hivernale à l'humidité pénétrante.
Sur ce second opus les rythmiques obsédantes sont toujours bien présentes, mais sont cette fois-ci plus souvent accompagnées d'instruments classiques qu'auparavant, ce qui lui vaudra probablement une comparaison avec Rachel's, notamment sur l'ultime "Plexus" où les cordes frottées sont omniprésentes. Mais il parvient surtout à mélanger de façon singulière et réussie des sonorités classiques (violoncelle, piano, flûte, etc.) à d'autres plus "modernes" (guitare, batterie, électronique) pour produire une musique engagée, aux frontières d'un jazz clair, et générer une atmosphère sombre et tourmentée.

Fred

Flux
Marbres
Hassan
Us
Galant(es?)
Sèves
Missive Bis
Plexus