Enrique Seknadje - Les Bleus de l'âme

12/07/2010, par Frédéric Antona | Single |
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ENRIQUE SEKNADJE - Les Bleus De L'âme
(Autoproduit)

ENRIQUE SEKNADJE - Les Bleus De L'âmeConnu à l'époque sous le pseudonyme de The Nightflight, Enrique Seknadje a fait son apparition sur la toile MySpace par une dévotion sans faille pour le glam-rock en général et David Bowie en particulier. Fasciné par le Thin White Duke dans toutes ses incarnations (avec une inclination particulière pour la période allant de 1971 à 1979, le voyant passer de Ziggy Stardust à un chantre de la new-wave crépusculaire), Enrique a même consacré un essai fort réussi (transformé, pourrait-on dire) sur le personnage de Ziggy Stardust, ses origines, ses ambiguïtés, son impact social. Mais la musique le taraudant par trop, il est passé de l'autre côté du miroir par le biais de quelques titres disséminés au fil des mois sur son MySpace ; morceaux assez réussis pour impressionner Carlos Alomar et Mike Garson, collaborateurs institutionnels de Bowie. C'est ce dernier que l'on retrouve tout au long de ces "Bleus de l'âme". On reconnaît clairement ces cavalcades pianistiques qui avaient tant fasciné les auditeurs d' "Aladdin Sane", et qui viennent illuminer les compositions de ce mini-album. On retrouve ici certaines compositions mélancoliques et sophistiquées, à l'image de ce très bel hommage "A mon père", lente ballade désespérée en forme de bilan, teintée de regrets. Le trip-hop et l'électro viennent s'inviter sur le sensuel "Les Plaisirs solitaires", rappelant par sa thématique Genet, Pierre Molinier et les excellents Jad Wio. Si certains titres font transparaître un timbre de voix un peu trop nasillard ("Ne me laisse pas tomber"), c'est lorsqu'Enrique module sa voix que les morceaux prennent leur envol : "J'ai bien peur", soutenue par une ligne pianistique déstructurée et lyrique de Garson, évoque les souvenirs de "Low" et de "Heroes". Une manière d'explorer ses obsessions pour mieux les transcender. Je souhaite ardemment que l'album à venir soit au niveau de ces "Bleus de l'âme", au refrain gorgé d'écho qui donne une ampleur lyrique et colle tout à fait au style désormais clairement identifiable de l'artiste. Un début habité et convaincant.

Frédéric Antona


Ne me laisse pas tomber
Les Bleus de l'âme
A mon père
Plaisirs solitaires
J'ai bien peur
Noces de glace


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