EPs en bref : La Louise, L'Effondras, Ravages

26/05/2017, par | Singles en bref |
  • Facebook
  • Twitter
| permalien

La Louise - je Fume

La Louise - Je Fume

C’est avec un EP que La Louise, projet d’une jeune femme qui s’appelle Emilie Houilllon à la ville, fait ses débuts. Elle fait preuve d’une belle présence sur ces cinq titres qui oscillent entre rock et chanson, le tout en français. La Louise s’en sort avec beaucoup de brio, surtout grâce à une plume élégante mais aussi bien affirmée, n’hésitant pas à se frotter à des thématiques fortes sans jamais s’y perdre. Elle évoque ainsi avec sobriété et colère rentrée le viol (“313” qui traite du manifeste de 313 femmes qui ont déclaré avoir été violées), se fait rockeuse âpre et convaincante (“Johnny”) mais sait aussi dire la tendresse avec élégance (“Serre-moi”). La Louise allume avec cet inaugural “Je fume”, et gageons que bien des gens viendront se proposer pour sa prochaine cigarette.

 

 

L’Effondras - Les Flavescences

L'Effondras - Les flavescences 

Après un premier album en 2015 (qui m‘avait échappé), le groupe L’Effondras est retourné en studio dans les Cévennes pour lui donner une suite. EP un peu hors normes (extrêmement long - avec la plage “Serpentaire” qui flirte avec les 35 minutes), il est surtout le terrain d’expression d’un groupe surpuissant, qui dépasse les simples limites du noise pour y amener un caractère anxiogène, mais qui sait aussi laisser passer un peu de lumière, toujours avec parcimonie pour plus d’efficacité. Au milieu des guitares puissantes, de la batterie implacable surgissent alors le chant d’oiseaux (“Phalène”) ou une percée dans les nuages (“Lux Furiosa”), avant le donc conclusif (et roboratif) “Serpentaire”, synthèse tout sauf molle entre les aspirations les plus élégiaques et violentes du groupe. 

 

Ravages - Hier, demain, maintenant

Ravages - Hier, demain, maintenant

C'est un premier EP qui ne cache pas une longue expérience en amont. En effet, Ravages n'est autre que le nouveau projet de Simon Beaudoux et Martin Chourrout, qui poussent le curseur un peu plus loin dans la synth pop, avec un chant exclusivement en français. Il est indéniable que cela va très bien à l'ensemble, qui se révèle très efficace mélodiquement, presque new-wave dans la forme mais qui rappelle que Simon Beaudoux a toujours su écrire des chansons simples et accrocheuses dès la première écoute ("Abraxas", “Hier, demain, maintenant”) et qui persistent dans le temps. Claviers parfaitement léchés, voix toujours suave, textes réussis : on sait à tout le moins que le “demain” de Ravages s’annonce fort bien.

 

les derniers articles


»» tous les articles
»» toutes les chroniques de disque
»» tous les posts du blog
»» tous les CR de concerts et festivals
»» toutes les interviews